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Le simulateur de vol dont personne n’a parlé

Les bonnes nouvelles dont voulait parler une école de pilotage ont été éclipsées par une querelle d’élus

Simulateur d'avion
Photo Le Journal de Montréal, Baptiste Zapirain Thierry Dugrippe affirme que son école de pilotage est la seule au Québec dotée d’un tel simulateur, capable notamment de reproduire des avions gros porteurs.

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Le directeur d’une école de pilotage de Saint-Hubert est vexé que son nouveau simulateur de vol ait été occulté par la chicane entre Pierre Moreau et Caroline St-Hilaire le jour de sa présentation.

Le directeur d’une école de pilotage de Saint-Hubert est vexé que son nouveau simulateur de vol ait été occulté par la chicane entre Pierre Moreau et Caroline St-Hilaire le jour de sa présentation.

«Je trouve ça frustrant. On nous appelle quand il y a des accidents, mais là on avait une bonne nouvelle, et on oublie même de mettre notre nom», râle Thierry Dugrippe, directeur d’exploitation de l’école de pilotage Air Richelieu.

L’établissement avait deux bonnes nouvelles à annoncer vendredi, en conférence de presse. Tout d’abord, il inaugurait son nouveau simulateur de vol, un Alsim ALX acquis pour 1 M$, capable de reproduire les conditions de vol d’un Boeing 747 ou d’un Airbus 320.

«On est la seule école de pilotage au Québec à avoir ce type de simulateur», précise M. Dugrippe.

Diplôme

Il voulait aussi faire savoir que son école venait d’être admise par le ministère de l’Éducation comme collège privé. Autrement dit, Air Richelieu ne délivre plus seulement une licence de pilotage, mais une attestation d’études collégiales en pilotage professionnel. Ce diplôme est convoité chez les employeurs du milieu.

Mais voilà, la mairesse de Longueuil Caroline St-Hilaire et le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau étaient tous deux invités.

Et le torchon brûle entre eux au sujet des budgets des municipalités.

Les médias sont venus en masse, mais n’en ont eu que pour les deux élus.

M. Dugrippe se doutait bien que la présence de ces invités allait attirer les journalistes, mais il ne s’attendait pas à une telle nuée.

«C’était très impressionnant. Ça n’avait aucun sens!» se souvient-il.

Le directeur d’exploitation avait pris soin de ne pas envenimer la situation entre la mairesse et le ministre. Il leur a fait tester à tous les deux le simulateur, mais pas en même temps.

«Ils auraient voulu tous les deux être commandant de bord», sourit-il.

Écran panoramique

La cabine comporte toutes les commandes d’un véritable cockpit. L’appareil est capable de reproduire les tableaux de bord et les sensations de pilotage d’une dizaine de modèles d’avion différents.

À l’extérieur se déploie un écran géant panoramique pour une vision à 220 degrés. Le simulateur y projette des environnements en trois dimensions qui reproduisent tous les aéroports d’Amérique du Nord et d’Europe, dans toutes les conditions météo possibles.

«On veut être plus attractifs pour être sûrs de garder notre clientèle. C’est une manière de renforcer nos 50 emplois. On espère en créer une dizaine d’ici deux ans», indique M. Dugrippe.

Il en coûte environ 60 000 $ pour s’inscrire à cette formation de 1150 heures.

 

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