/news/health
Navigation

Le vaccin n'atteint pas sa cible: La saison de l'influenza commence plus tôt et s'annonce virulente

Coup d'oeil sur cet article

La grippe s'invite pour le temps des Fêtes, une grippe plus forte qu'à l'habitude!

Le nombre de cas positifs d'influenza a connu une hausse très importante dans la dernière semaine partout en province: 431 cas positifs d'influenza ont été répertoriés au Québec la semaine dernière, soit près du double de la semaine précédente.

L'Estrie n'échappe pas à cette montée de l'influenza. «La semaine passée, c'est vraiment parti avec 48 nouveaux cas positifs d'influenza détectés dans les laboratoires du CHUS.

On s'attend à ce qu'il y en ait de plus en plus, et ce, jusqu'à Noël», confirme la directrice de la Santé publique de l'Estrie, la Dr Mélissa Généreux.

C'est au laboratoire de microbiologie du CHUS que tous les tests de détection de l'influenza sont effectués pour la grande région de l'Estrie. «La demande est de plus en plus forte de la part des médecins. Nous ne sommes peut-être pas encore dans le pic épidémique, mais clairement, nous sommes dans une phase ascendante. C'est aussi toujours inquiétant de voire cette phase-là survenir avant les Fêtes», avance le microbiologiste-infectiologue, le dr Alex Carignan.

Une influenza précoce et même plus puissante que celle de la saison 2012-2013, alors que le pic épidémique avait été atteint durant la période des Fêtes. «Même si on suit la même courbe du nombre de cas, on se rend compte qu'à pareille date, il y a beaucoup plus d'hospitalisations et de décès que ce que l'on avait observé il y a deux ans. Le nombre d'hospitalisations (chez les aînés) et de décès est le double», indique la Dr Généreux.

Au CHUS, une première unité, celle de la santé mentale est touchée par une éclosion. Les mesures de prévention et de contrôle y été renforcées, comme c'est toujours le cas en pareilles circonstances.

On ne peut plus le nier, le vaccin serait moins efficace qu'on l'espérait et ne protégerait pas contre la souche qui est la plus fréquente dans la population. «Cette efficacité est peut-être moindre, par contre, à ce moment-ci de la saison, il est trop tôt pour dire quel en sera l'effet», estime le micorbilogiste-infectiologue.

«Si le match n'est pas parfait, il reste que le vaccin offre une protection qui vise à réduire notre risque d'être infecté, mais aussi de notre risque de développer des complications», ajoute la directrice de la Santé publique.

L'état de situation dans les deux urgences du CHUS témoigne de la diversité des pathologies observées. Problèmes respiratoires, cardiaques, gastro-entérites, symptômes grippaux... En avant midi, lundi, on comptait 81 patients sur civières pour une capacité de 62.

On le répète: il est déconseillé de visiter un proche hospitalisé si on est malade. On rappelle aussi qu'il est encore temps de se faire vacciner. Tousser dans le pli du coude et se laver les mains régulièrement sont aussi de mise. Autant d'éléments pour réduire les risques de propagation et pour célébrer loin des infections.