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Au tour de Harper de presser le CN

Il invite la compagnie à démontrer son sens des responsabilités dans le dossier du pont de Québec

Régis Labeaume, Stephen Harper et Denis Lebel ont non seulement fait l’annonce d’un investissement dans la restauration des fortifications, mais ils ont aussi réitéré hier leur volonté de voir le CN prendre ses responsabilités dans le dossier du pont.
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Régis Labeaume, Stephen Harper et Denis Lebel ont non seulement fait l’annonce d’un investissement dans la restauration des fortifications, mais ils ont aussi réitéré hier leur volonté de voir le CN prendre ses responsabilités dans le dossier du pont.

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Le maire Labeaume a reçu un appui de taille dans son bras de fer avec le Canadien National (CN) afin que le pont de Québec soit repeint: celui de Stephen Harper.

Le premier ministre du Canada a invité hier la population à continuer de mettre de la pression sur le CN afin de faire débloquer ce dossier.

«C’est essentiel pour tout le monde de continuer (à mettre de) la pression», a dit le premier ministre hier, en point de presse à Québec.

Il a rappelé que son gouvernement a déjà avancé 75 M$ pour la peinture du pont, une somme qu’il a qualifiée de «considérable».

Le premier ministre a également fait appel au sens des responsabilités du CN, qui est propriétaire du pont. «Je dis au CN que, quand on est basé dans une ville reconnue par l’UNESCO, c’est essentiel pour le CN de prendre ses responsabilités. Je pense que tout le monde doit et va continuer à mettre de la pression là-dessus», a-t-il soutenu.

Il a aussi rappelé qu’un «dialogue» est ouvert entre Patrimoine Canada et la Ville de Québec afin de faire reconnaître le pont comme patrimoine mondial de l’humanité. C’est l’administration Labeaume qui a fait cette proposition récemment.

Le maire de Québec s’est réjoui de cet appui. «Ce que j’ai aimé, c’est quand le premier ministre du pays dit qu’il faut continuer à faire des pressions sur le CN, ce n’est quand même pas rien [...]. Ça aide», a souligné le maire, qui a salué l’ouverture du premier ministre.

«Jusqu’à maintenant, le premier ministre est impeccable, il a mis 75 M$ sur la table, il dit à tout le monde de continuer à faire des pressions. À un moment donné, ils vont commencer à sentir que ça chauffe», a-t-il avancé.

À contrecœur

En entrevue éditoriale au Journal, le maire Labeaume a admis qu’il voyait le dossier du pont à long terme et qu’il serait surpris que ça se règle en 2015.

«Il va falloir qu’il y ait un dénouement à un moment donné, mais on n’est pas rendu là. Il y a des étapes et il faut amener ça dans un entonnoir. Pis, c’est gros, ça va prendre du temps à descendre dans l’entonnoir», a illustré le maire.

M. Labeaume admet aussi s’être lancé dans ce dossier un peu à contrecœur.

«J’aurais eu pas mal d’autres choses à faire. Penses-tu que je suis embarqué là-dedans parce que ça me tentait? Ça ne me tente pas pantoute, mais c’est une fatalité. Et il faut que ça se fasse», a plaidé le maire.