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La chicane entre l’UMQ et Moreau a « dégénéré », croit Labeaume

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Photo d’archives, Agence QMI Le maire de Québec s’est bien défendu d’être la «potiche» du ministre Moreau et de son acolyte montréalais Denis Coderre quant au pacte fiscal transitoire.

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Le maire Labeaume estime que la fronde qui oppose l’Union des municipalités du Québec (UMQ) au ministre Pierre Moreau a «dégénéré» et il accuse au passage certains maires de «faire de la grosse politique» avec le pacte fiscal transitoire.

Les relations sont tendues entre de nombreux maires de l’UMQ et le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, depuis que ce dernier a menacé la semaine dernière de couper les vivres aux villes qui ont augmenté leurs taxes en raison des compressions de 300 millions $ imposées dans le pacte fiscal.

Le ton a monté et plusieurs villes ont accusé le ministre d’ingérence et d’intimidation.

« C’est malheureux, mais je pense qu’il y en a une couple qui ont atteint leurs objectifs, qui font de la politique. Il y a une couple de maires qui font de la grosse politique », a déploré Régis Labeaume en entrevue éditoriale au Journal.

Les maires de Québec et de Montréal se sont rangés derrière le ministre en promettant que les compressions imposées à leurs villes ne seraient pas refilées aux contribuables sous forme de hausse de taxes.

«il faut assumer»

« Comment tu peux penser qu’il va y avoir des compressions dans la santé et les services sociaux et qu’il n’y en aura pas dans les villes? Il faut assumer, à un moment donné. Je ne veux pas blâmer les autres maires », a laissé tomber M.Labeaume.

Il invite ses homologues à s’astreindre au même exercice qu’il fait à Québec depuis son arrivée en poste afin de limiter les dépenses et la masse salariale.

« Tu ne veux pas couper, il n’y a pas un politicien qui aime ça, couper. Mais, moi, je viens du milieu des affaires et ça ne me dérange pas », a-t-il soutenu.

Il s’est cependant défendu d’être la « potiche » du gouvernement comme certains le lui ont reproché et de se ranger avec Denis Coderre derrière le ministre.

Demandes

« Le gouvernement, quand on lui demande des choses, il est là. Ben, quand il nous demande quelque chose, on peut bien faire notre part aussi. Moi, c’est comme ça que je le vois. Il faut couper, il faut que tu acceptes de faire la job », a plaidé le maire de Québec.

Il croit que le dialogue doit être maintenu entre l’UMQ et le ministre, et il continue de faire des téléphones pour rapprocher les parties.