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Pour devenir avocat, il faut étudier!

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Les journées sont habituellement bien remplies durant mes saisons en Europe, mais les rares temps que je trouve, je les consacre à étudier. Si je veux devenir avocat, je dois quand même obtenir de bonnes notes!

Ce soir, je couche à Zurich. Demain matin, c’est l’examen final de mon cours «Droits et libertés de la personne» auquel je me suis inscrit à la session d’automne à l’Université Laval. Je suis chanceux parce que, en vertu d’une entente avec l’Université de Zurich, je dispose d’une salle pour rédiger mon examen en présence d’un superviseur.

Après l’examen, je n’ai qu’à me rendre à la gare centrale. Je monte dans le premier train et, deux heures et demie plus tard, je serai de retour à l’hôtel à Davos.

Au café pour refaire le monde

Malheureusement, je ne peux pas suivre de cours durant la session d’hiver. Le calendrier est trop chargé. Je ne serais même pas capable d’assister à un seul cours, ce qui devient embêtant quand on souhaite comprendre la matière enseignée!

Les cases libres sont rares dans nos horaires, mais on essaie de créer des activités qui nous rapprochent d’une vie normale.

Il faut se faire croire qu’on est à la maison. On est à l’étranger tellement longtemps durant la saison qu’il faut faire en sorte de se construire un mode de vie qui nous est coutumier. Quand on le peut, on va au cinéma.

Souvent, après l’entraînement, la séance de massage et la sieste, on va au café. Durant une heure ou une heure et demie, on jase de n’importe quoi et de rien. Habituellement, il se dit pas mal de niaiseries durant cette heure et demie là!

La plupart du temps, c’est avec mes coéquipiers, mais on donne parfois rendez-vous à des skieurs des autres pays. On lance l’invitation aux Américains qui logent souvent au même hôtel que nous.

Il y a aussi quelques Norvégiens qui sont du même âge que moi comme Sjur Roethe et Finn Haagen Krogh, celui qui a gagné le sprint de dimanche dernier à Davos. Depuis les championnats du monde juniors, je reste en contact avec eux.

L’an dernier, ils étaient à Davos en même temps que nous et on a passé Noël ensemble. On s’était organisé un échange de cadeaux.

Une relâche en Autriche

La prochaine occasion de relâcher un peu viendra àla mi-janvier, tout de suite après le Tour de ski. Après ce Tour qui est toujours très intense, la semaine suivante est utilisée pour récupérer.

Cette année, on ira à Seefeld, une station dans le Tyrol autrichien reconnue pour le ski de fond. C’est une belle petite ville au-dessus d’Innsbruck, où on va pouvoir aller une journée ou deux. Après les études et le café, il faut bien s’accorder du temps pour visiter un peu!

— Propos recueillis par Alain Bergeron