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L'ex-enquêteur acquitté veut être dédommagé

GEN-MARIO-LAMBERT
Photo JOEL LEMAY

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Soulagé d’avoir été acquitté en appel d’avoir utilisé illégalement un ordinateur de la police de Montréal, l’ex-enquêteur vedette Mario Lambert entend maintenant être dédommagé.

Soulagé d’avoir été acquitté en appel d’avoir utilisé illégalement un ordinateur de la police de Montréal, l’ex-enquêteur vedette Mario Lambert entend maintenant être dédommagé.

« J'ai perdu la santé, j'ai perdu beaucoup de choses, a expliqué l’ex-enquêteur blanchit à notre Bureau d’enquête. Ma famille également a perdu beaucoup de choses. C'est clair que je ne laisserai pas ça là parce que ma réputation est quand même entachée. »

Mario Lambert était cet enquêteur de la police de Montréal au parcours sans taches jusqu’en 2009, quand il avait été accusé d’avoir à trois reprises utilisé les ordinateurs de la police pour vérifier des plaques d’immatriculation sans justification.

Sauf que Lambert, de la section aux homicides, était tombé dans un piège tendu par les enquêteurs des Affaires internes.

« Jamais je n'aurais donné de l'information à un criminel, continue-t-il de dire. Je faisais tout pour les arrêter. Jamais je vais admettre quelque chose que je n'ai pas fait »

Acquitté

Au terme d’un long procès qui s’était achevé en 2012, il avait été reconnu coupable des trois accusations, et il avait écopé d’une peine de huit mois à purger dans la collectivité assortie de nombreuses conditions.

La Cour d’appel a toutefois renversé le jugement, estimant que le juge de première instance avait erré en droit. Lambert a en plus été acquitté, puisque la Couronne avait annoncé qu’elle ne serait plus en mesure de prouver sa culpabilité.

« Je peux vous dire que dans ma carrière, j'ai vécu peu de moments aussi joyeux », a pour sa part commenté son avocate Nellie Benoît.

Enquête bâclée

Mario Lambert dit avoir été victime d'une enquête bâclée du SPVM.

« J'ai dit: 'Vous êtes des malades!' C'est ce que j'ai dit en partant. Les enquêteurs internes dans ce cas-ci n'ont jamais fait leur travail. Ils ont pensé à leur image avant de penser à la justice et à la vérité. »

Il affirme connaître quatre policiers sous les ordres de Marc Parent qui sont corrompus.

« Oui! Oui. Je peux vous dire que certains dirigeants du Service de police ont de l'information sur des policiers corrompus et ils ne font absolument rien. Rien. Pourquoi? L'image. C'est toujours l'image du service qui est importante. »

 

Ce qu'ils ont dit
«
C’est certain que, pour moi, ça a des conséquences énormes et j’ai de la misère encore aujourd’hui à vivre avec ça.»

«
Ma sœur est toujours policière, mon père a fait plus de 30 ans dans la police. C’était mon héros dans le temps.»
– Mario Lambert
«
L’enfer, disons les vrais mots. C’est une vie complètement brisée.»
– Son avocate Me Nellie Benoît
«
[La Couronne] concède que la preuve ne démontre pas hors de tout doute raisonnable [sa culpabilité]»
– Les trois juges de la Cour d’appel