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Un voyage merveilleux avec Reese Witherspoon

Reese Witherspoon
Photo courtoisie

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Il y a 20 ans, Cheryl Strayed a parcouru plus de 1000 miles à pied le long du Pacific Crest Trail pour exorciser ses démons et chasser le malheur de sa vie.

En 2012, elle a publié ses mémoires, Wild, qui sont rapidement devenues un succès en librairie. Le livre a été adapté au grand écran et met en vedette Reese Witherspoon dans sa meilleure prestation depuis le film Walk the Line.

C’est l’histoire d’une femme qui croit avoir gâché sa vie et qui souhaite à tout prix changer le cours des choses. Sa mère souffre d’un cancer, son mariage est en ruine et sa santé se détériore dans l’alcool, la drogue et une sexualité à risque.

Son périple de Mojave en Californie à la frontière de l’État de Washington a mis des mois, et représentait une forme de rédemption sur le plan physique et émotionnel.

Strayed (Witherspoon) n’est pas une randonneuse aguerrie, son chemin de croix sera d’autant plus difficile que la charge dans son sac à dos est beaucoup trop lourde. On la voit braver le froid, la neige, puis être brûlée par le soleil, déshydratée, sans eau. Les sentiers qu’elle parcourt sont sauvages, avec des serpents, des renards et de rares humains.

Vie émotive

Nous entrons dans sa vie émotive grâce à des retours dans le temps, qui nous livrent les détails de son passé.

Sous la direction soignée du réalisateur québécois Jean-Marc Vallée (Dallas Buyers Club, C.R.A.Z.Y.), Wild présente à la fois les efforts titanesques de Strayed, qui s’égare parfois en cours de piste, et les bouleversements émotifs qui l’ont menée là. On se déplace dans le temps, de la plus importante relation de Strayed (avec sa mère) à sa descente aux enfers, jusqu’aux sentiers qu’elle arpente pour se retrouver.

Le scénario de Nick Hornby est énergique et donne beaucoup de latitude à la caméra de Vallée. On ne dit pas tout, les images parlent d’elles-mêmes. Il n’y a pas de sucre ajouté ni de glaçage hollywoodien ou sentimentalisme dans Wild, ce qui déjà justifie le déplacement en salle.

Reese Witherspoon
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Oscars ?

Après avoir été citée aux Golden Globes pour ce rôle, Witherspoon pourrait bien décrocher une nomination aux Oscars.

Wild vaut le détour pour le portrait sans ambages qu’il brosse d’une femme seule au monde et de la relation mère (Laura Dern) et fille.

Un petit bémol, Dern est un peu trop jeune pour être la mère de Witherspoon, ce qui crée une légère confusion.

Le reste de la distribution – Gaby Hoffman dans le rôle du meilleur ami de Strayed et Thomas Sadoski dans la peau de l’ex-mari – tire bien son épingle du jeu, bien que peu présente à l’écran.