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Destins croisés sur fond afghan

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Photo courtoisie

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Avocat passionné d’écriture devenu capitaine d’infanterie, René Vallerand signe Vandoo, son premier roman, où les hauts faits de l’histoire du Royal 22e Régiment côtoient une émouvante histoire de destins croisés se déroulant au Québec, en Europe et en Afghanistan.

Il y a de l’action à pleine page dans ce roman où la puissance d’évocation et les émotions fortes rappellent le vécu de l’auteur, qui a servi deux fois en Afghanistan et qui connaît très bien la réalité du «carré de sable» maudit.

La sincérité du ton et l’originalité du créneau donnent une idée de la réalité des militaires envoyés à l’étranger et du retour de mission. Là-bas, ils ont l’air d’en baver un coup.

Alex, son héros, est une jeune recrue qui s’engage envers et contre tous dans les Forces. Il se retrouve rapidement dans une base du désert afghan et des événements dramatiques viennent vite troubler la routine. Se déroule en parallèle une histoire remontant jusqu’aux deux guerres mondiales et où le lecteur apprend que le «Vandoo» — prononciation à l’anglaise du 22e — épouvantait l’ennemi.

«J’ai lu beaucoup sur l’histoire du 22e», commente l’auteur en entrevue. «Je suis allé en Afghanistan. J’ai connu les odeurs, l’attente, le soleil. La nuit, partir en opération. Attendre, puis attendre. Fumer. Quand on a passé neuf jours sans sommeil, la cigarette, c’est une petite douceur.

«En Afghanistan, j’ai beaucoup observé, et puis, lors de mon deuxième tour là-bas, j’ai finalisé le plan. J’ai écrit un peu tous les jours et quand j’ai recommencé l’écriture, à l’automne, wow!, c’était magnifique. Je savais où je m’en allais.»

Il a découvert le «je» pour l’écriture de ce roman. «J’ai braillé en écrivant des chapitres complets. Ça a été comme une thérapie, un baume, pas juste pour l’expérience militaire, mais aussi pour l’expérience de la vie. Le petit cul, Alex, est un gars plus mature que son âge, mais je n’étais pas mature comme lui à son âge. C’est un bel homme, dans le sens moral.»

Les personnages en voient de toutes les couleurs — c’est parfois comique, parfois bouleversant — et une grande humanité se dégage du récit. «Je me suis fait un plaisir énorme à écrire le livre, mais je n’ai pas mis de gants blancs. J’ai écrit de la façon la plus respectueuse que je pouvais, mais je suis allé sur la limite.»