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Journée mondiale de l’orgasme: une journée pour faire vibrer son couple

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Photo d'archives, Fotolia L’idée a été lancée en 2006 par un couple d’Américains qui prétendaient que «la forte énergie dégagée lors de l’orgasme réduirait les niveaux de violence, de haine et de peur». En gros: faire l’amour, pas la guerre.

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Chers lecteurs, tenez-vous-le pour dit: c’est le moment de faire monter la température de votre chambre, car c’est dimanche que l’on célèbre la «Journée mondiale de l’orgasme».

Chers lecteurs, tenez-vous-le pour dit: c’est le moment de faire monter la température de votre chambre, car c’est dimanche que l’on célèbre la «Journée mondiale de l’orgasme».

 

Non, ce n’est pas une journée décrétée par l’ONU. Néanmoins, depuis quelques années, des centaines de personnes fêtent la Journée mondiale de l’orgasme le jour du solstice d’hiver, soit la plus courte journée de l’année, à 11 h 11 précisément.

L’idée a été lancée en 2006 par un couple d’Américains qui prétendaient que «la forte énergie dégagée lors de l’orgasme réduirait les niveaux de violence, de haine et de peur». En gros: faire l’amour, pas la guerre.

Si les sexologues d’ici sont sceptiques quant à la réussite d’un aussi grand projet, il n’en reste pas moins qu’entretenir sa sexualité a de nombreux effets bénéfiques.

«Des gens qui font l’amour sont des gens moins frustrés. Plus on le fait, plus on en a envie, et plus on entretient notre goût à la vie, explique Élise Bourque, sexologue clinicienne dans les Laurentides. La paix, ça commence avant tout dans le couple et dans sa famille.»

Pour la sexologue, cette journée est aussi une belle occasion pour prendre du temps pour soi.

«Les gens sont souvent tellement pris dans leur quotidien qu’ils laissent très peu de place à la sexualité. Il ne faut pas avoir peur de planifier des moments pour son couple, sinon, on s’oublie», dit-elle.

Mettre la pression

Si Marie-Eve Demers-Morabito, sexologue clinicienne à Montréal, trouve également l’idée très drôle, elle s’inquiète toutefois de la pression que cela peut engendrer.

«Il ne faudrait pas que ça amène un supplément d’anxiété chez les gens qui cherchent à tout prix à performer. Sinon, au contraire, on pourrait voir plus de disputes de couples que de réconciliations», considère-t-elle.

Selon elle, il faudrait justement «arrêter de vouloir avoir un orgasme à tout prix», mais prendre cette journée comme un moment de rapprochement, une occasion pour séduire l’autre.

L’institut de statistique français IFOP a profité de l’occasion pour publier un sondage sur le plaisir des Françaises. On y apprend notamment que la façon la plus commune d’avoir des relations sexuelles n’est pas toujours celle qui donne le plus de plaisir. Ainsi, la pénétration vaginale ne permet qu’à 28 % des femmes d’atteindre facilement l’orgasme.

Au Canada, 84 % des hommes disaient atteindre l’orgasme contre 31 % pour les femmes, selon un sondage Durex publié en 2012.