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Alexis Lepage s’exile pour mieux revenir à Rio 2016

Le triathlète s’entraînera en Australie avant de se joindre au club de Montpellier

L’hiver québécois sera de courte durée pour le triathlète Alexis Lepage qui s’exilera pour les huit prochains mois.
Photo Alain Bergeron L’hiver québécois sera de courte durée pour le triathlète Alexis Lepage qui s’exilera pour les huit prochains mois.

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«Je regarde à l’extérieur aujour­d’hui et je ne pense pas que je vais aller rouler.»

«Je regarde à l’extérieur aujour­d’hui et je ne pense pas que je vais aller rouler.»

Nous sommes en décembre et Alexis Lepage partage une observation évidente. Pour nourrir son noble projet de participer aux Jeux olympiques de 2016, on comprend pourquoi l’étoile montante canadienne du triathlon partira pour l’Australie le premier jour du Nouvel An.

Le triathlète de 6 pi 4 po connaît déjà son programme de l’année 2015, dont le clou sera le Championnat du monde à Chicago, du 15 au 20 septembre. Entre-temps, l’objectif de se rapprocher de l’élite mondiale de son sport passe par les quatre premiers mois d’entraînement en Australie avant qu’il ne se joigne au club de Montpellier, en France.

« Ça représente beaucoup de sacrifices, mais j’ai toujours été de nature téméraire.
J’aime bien vivre de nouvelles expériences »
– Alexis Lepage

«Au niveau où je suis maintenant rendu, c’est la décision que je devais prendre. Je dois m’organiser pour augmenter mes chances d’un meilleur entraînement. Rouler sur un rouleau tout l’hiver, ce n’est pas l’idéal», explique le membre du Rouge et Or de l’Université Laval.

L’athlète originaire de Gatineau passera les premières semaines de son exil à Falls Creek, une station de sports située en altitude. Il «descendra» ensuite à Wollongong, une ville située au bord de la mer, à une heure de Sydney, où il profitera du climat estival de l’hémisphère sud de février jusqu’au début mai. L’équipe canadienne s’y installera pour y trouver les conditions d’entraînement idéales pour ce sport qui allie natation, vélo et course à pied.

Une année consacrée à son sport

En 2015, Lepage ne vivra que pour le triathlon. Le jour de notre rencontre, il ignorait encore où il allait habiter en Australie et il prévoyait se mettre à la recherche d’une chambre à louer. Cet inconnu vient avec la volonté de se rapprocher de l’élite mondiale et, éventuellement, de lutter avec les Canadiens, dont les athlètes aguerris Kyle Jones et Andrew York, afin d’obtenir l’un des deux postes attribués au Canada aux Jeux olympiques de Rio.

«Ça représente beaucoup de sacrifices, mais j’ai toujours été de nature téméraire. J’aime bien vivre de nouvelles expériences. C’est le temps de le faire. Je vais continuer à suivre un cours à distance (en administration des affaires), mais ça ne me dérange pas de retarder mes études de six ans pour atteindre mon objectif ultime», avoue l’athlète de 20 ans, qui avait terminé septième au dernier Championnat du monde des moins de 23 ans à sa première année d’admissibilité.

Montpellier

Après l’épisode d’entraînement en Australie, Lepage et l’équipe canadienne s’installeront pour l’été à Vittoria, en Espagne, connue pour être le repaire de plusieurs autres équipes nationales en raison de sa situation géographique centrale en Europe. Ce point d’ancrage servira également le Québécois, qui pourra ainsi participer au réseau de compétition élevé qu’on trouve en France avec son équipe de Montpellier. Son émergence sur la scène mondiale a valu à Lepage de jongler avec différentes offres de clubs français avant de signer avec celui du bord de la Méditerranée.

«C’était la deuxième meilleure offre, mais je l’ai choisie parce que c’est près de l’Espagne. J’ai senti aussi une ambiance chaleureuse avec ce club», explique-t-il.