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Le prix de l’essence ne ralentira pas la voiture électrique

Les ventes de voitures électriques ne devraient pas trop souffrir de la baisse du prix de l’essence.
Photo d'Archives Les ventes de voitures électriques ne devraient pas trop souffrir de la baisse du prix de l’essence.

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La voiture électrique continuera sa croissance au Québec en 2015 malgré la baisse du prix de l’essence.

Selon Sylvain Juteau, de Roulezelectrique.com, la baisse du prix de l’essence aura un impact sur certains consommateurs qui pensent à court terme. Mais selon lui, ce n’est pas la majorité des gens. «La plupart des automobilistes ne sont pas naïfs. Ils savent que les prix de l’essence ne demeureront pas aussi bas pour toujours», a-t-il indiqué.

Selon lui, même à 1 $ le litre, l’essence demeure beaucoup plus chère que l’électricité, dont le prix équivaut à environ 0,20 $ du litre. Les frais d’entretien des véhicules électriques sont également plus faibles. Malgré un coût d’achat plus élevé, la voiture électrique est plus rentable sur la durée de vie du véhicule.

En retard

Depuis 18 mois, le Québec compte environ 300% de voitures électriques de plus sur ses routes.

Avec 5000 voitures électriques sur trois millions de véhicules, le Québec est le leader canadien des voitures électriques, mais demeure bien en deçà de plusieurs États américains qui se sont dotés de lois plus sévères.

Deux facteurs beaucoup plus importants que le prix de l’essence empêchent le Québec de voir la voiture électrique prendre véritablement son envol: la disponibilité et le nombre de modèles existants.

«Il faut parfois attendre plusieurs jours ou même des semaines avant de pouvoir avoir son véhicule électrique. L’autre problème, c’est le nombre de modèles que l’on trouve au Québec. Il n’y en a pas pour tous les goûts», a indiqué M. Juteau.

Il trouve particulièrement aberrant que les Toyota Rav-4 électriques produits en Ontario ne soient pas vendus au Canada.

«On a donné des subventions à cette usine et les voitures sont vendues aux États-Unis», déplore-t-il.

Impossible à tuer

Selon l’analyste Sylvain Daoust, la baisse du prix de l’essence ne tuera pas la voiture électrique.

«Il y a une question économique. Quand les gens font 100 000 kilomètres avec leur véhicule, ça leur coûte environ 15 000 $ d’essence. C’est de l’argent qui sort du Québec. Alors que l’électricité est produite ici. On a tout avantage à favoriser la voiture électrique», soutient-il.