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La procréation assistée, un « bar ouvert »

Gaetan Barrette, sante
Photo d'Archives «C’est un bar ouvert.» Plus encore, il a été mis en place «exclusivement sur la base d’un lobby réussi», insiste le radiologiste.

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Le magasinage de cellules souches n’est pas l’apanage des films de science-fiction, mais un phénomène bien contemporain.

Le magasinage de cellules souches n’est pas l’apanage des films de science-fiction, mais un phénomène bien contemporain.

C’est entre autres pour cette raison que Gaétan Barrette veut mettre fin à l’universalité et à la gratuité du programme de procréation assistée, confie-t-il en entrevue avec Le Bureau parlementaire.

Le ministre de la Santé n’y va pas par quatre chemins pour qualifier le programme public de fécondation in vitro créé par son prédécesseur libéral, Yves Bolduc. «C’est un bar ouvert.» Plus encore, il a été mis en place «exclusivement sur la base d’un lobby réussi», insiste le radiologiste.

«Moi-même, je cède parce que je le garde, il est partiellement public par les crédits d’impôt», plaide le Dr Barrette.

À l’heure actuelle, la technologie permet l’eugénisme. «Il y a des gens qui sélectionnent des embryons, ça se fait pour avoir accès à un patrimoine génétique chez l’enfant qui va être compatible avec le parent», précise-t-il.

Le ministre Barrette affirme que la procréation assistée ouvre la porte à cette dérive, c’est pourquoi il faut mettre davantage de balises.

Il ne manque pas d’exemples. «J’ai un enfant insuffisant rénal, la plus grande compatibilité, c’est la fratrie, je vais faire un autre enfant, je vais le sélectionner génétiquement et je vais implanter un embryon qui va faire que je vais avoir un rein compatible.» Bref, certains veulentun enfant pour procéder àun éventuel don d’organe!

Appui de Couillard

Des associations de couples infertiles sont montées aux barricades pour dénoncer les intentions du ministre. Mais le Dr Barrette a l’appui de son chef, Philippe Couillard, qui avait refusé de rembourser les traitements de fécondation in vitro lorsqu’il était lui aussi ministre de la Santé.

Le ministre est bien décidé à faire adopter son projet de loi qui restreint l’accès au programme de procréation assistée.

«Regardez tous les films de science-fiction que vous avez vus dans les dernières années, ils vont quasiment tous arriver...»

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