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Hausse de taux d'intérêt en 2015?

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Vous vous inquiétez d’une hausse de taux d’intérêt pour 2015? On comprend très bien pourquoi. L’an dernier, l’endettement des ménages a atteint un sommet historique. Au Québec, la dette moyenne dépasse 160 % du revenu disponible.

Vous vous inquiétez d’une hausse de taux d’intérêt pour 2015? On comprend très bien pourquoi. L’an dernier, l’endettement des ménages a atteint un sommet historique. Au Québec, la dette moyenne dépasse 160 % du revenu disponible.

S’il fallait que les taux se mettent à augmenter, beaucoup auraient peine à payer la facture! Mais le Nouvel An amène toujours son lot de bonnes nouvelles. À preuve, la plupart des économistes s’attendent à ce qu’ils restent bas toute l’année. On prévoit aussi de la création d’emploi, un faible taux d’inflation et une meilleure croissance économique.

Les taux resteront bas

C’est la Banque du Canada qui choisit les taux d’intérêt. Depuis la crise financière de 2007, la croissance économique a été faible, et l’inflation aussi. Elle a donc gardé les taux très bas, dans le but de stimuler la croissance économique.

Pour qu’elle décide d’augmenter les taux, il faudrait qu’elle craigne une poussée d’inflation. Heureusement, ce risque est faible. En particulier parce que l’économie de l’Alberta devrait ralentir.

Il y a trois mois, on y prévoyait une croissance économique supérieure à 4 % pour l’année qui vient. Mais depuis, tout a changé. La production de pétrole compte pour le quart de l’économie albertaine, et les prix ont drastiquement chuté. Conséquence: elle devrait plutôt connaître un maigre 2,3 % de croissance. Et une faible croissance s’accompagne de taux d’inflation et de taux d’intérêt plus bas.

Reprise au Québec

C’est au Québec et en Ontario que l’année risque d’être bonne. Le bas taux de change leur permettra d’augmenter les exportations. Au Québec, notre industrie manufacturière devrait reprendre de la vigueur, créant du même coup des emplois. Le taux de change stimulera aussi notre industrie touristique et l’économie des régions.

Mais cette reprise ne sera pas astronomique au point de faire exploser l’inflation et de justifier une hausse de taux d’intérêt. D’autant plus que l’Ontario est encore à risque. Son secteur automobile est encore fragile et beaucoup d’emplois continuent de s’envoler vers le Mexique.

Croissance américaine

On pourra peut-être aussi se réjouir d’une reprise économique américaine. Les analystes s’attendent à une bonne année à la fois pour la croissance économique et pour les rendements boursiers. Déjà, en fin d’année, on a vu la croissance s’emballer chez nos voisins.

Pour l’instant, cette croissance américaine ne s’accompagne pas d’inflation. En novembre dernier, l’inflation américaine a même connu sa plus forte baisse en six ans. Ce qui veut dire que la Réserve fédérale américaine ne risque pas d’augmenter les taux là-bas non plus. Du moins pour l’instant.

Payer ses dettes

Si on peut s’attendre à de bas taux d’intérêt en 2015, on peut aussi s’inquiéter que l’endettement des ménages continue de se creuser. Avec de bonnes conditions d’emprunt, il devient tentant de s’endetter pour financer des dépenses de consommation.

Même si nous aurons un petit répit en 2015, il faut garder en tête que les taux d’intérêt ne resteront pas éternellement au plancher. Il serait donc sage de profiter de cette année pour rembourser quelques dettes.