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L'or ne peut pas échapper au Canada

L'or ne peut pas échapper au Canada
Photo Agence QMI

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Le Canadien n'est pas la seule équipe à jouer du très gros hockey ces temps-ci. La formation canadienne junior est dominante au championnat mondial et je ne vois comment la médaille d'or pourrait lui échapper en finale lundi soir contre la Russie.

Cette équipe canadienne dirigée par Benoit Groulx ne montre aucune faiblesse. Elle mise sur quatre lignes d'attaque bien équilibrées capables de marquer des buts, sur un groupe de défenseurs mobiles et sur un solide duo de gardiens de but.

Tous les ingrédients sont réunis pour que les Canadiens soient couronnés champions pour la première fois depuis 2009.

N'eut été du brio du gardien Denis Godla, la victoire contre la Slovaquie dimanche soir aurait été écrasante.

Si on aime bien la fougue d'un Max Domi et l'immense talent de Connor McDavid (quel passeur!), c'est le petit attaquant Nic Petan qui a joué les héros dans ce triomphe en demi-finale en inscrivant trois beaux buts, en plus de s'en faire voler un en fin de match.

Petan pète le feu (le jeu de mots est facile mais c'est tout à fait vrai) depuis le début de ce tournoi avec une récolte de 11 points.

Les Jets de Winnipeg ont visiblement réalisé un très bon coup en le sélectionnant en deuxième ronde au repêchage de 2013.

Petan avait marqué quatre buts l'an dernier au championnat mondial en Suède. Il semble carburer à la pression.

Quant à McDavid, plus le tournoi avance et plus il s'impose. Il ne fait plus aucun doute qu'il sera le premier choix au prochain repêchage.

Les Russes ne seront cependant pas une proie facile en finale, eux qui viennent de battre les États-Unis et la Suède.

Il y a toutefois trop de talent au sein de la formation canadienne pour croire qu'elle puisse encaisser la défaite, même si personne n'a oublié la débandade survenue contre la Russie en finale du tournoi de 2011 à Buffalo.

Les Canadiens, rappelons-le, avaient alors gaspillé une avance de 3-0 en troisième période en allouant cinq buts à leurs rivaux.

Toujours au sujet de ce championnat mondial qui égaie le temps des Fêtes, le président de la Fédération internationale, René Fasel n'a pas caché sa déception en rapport avec les faibles assistances enregistrées lors de la majorité des matchs présentés au Centre Bell.

Il a reconnu que les billets étaient trop chers, du moins au goût des Québécois, mais il a confirmé, en entrevue sur les ondes de RDS, que les plans ne changeront pas pour le championnat mondial de 2017, à moins que les dirigeants de Hockey Canada voient les choses autrement.

Montréal gardera donc la présentation des matchs de la ronde des médailles. Toronto n'aura pas droit au gâteau au complet.

«On va respecter le contrat avec Hockey Canada, a dit Fasel. Montréal est la capitale mondiale du hockey, après tout.»

Il est d'avis que la promotion pour le tournoi devra être plus efficace, que le marketing devra être meilleur.

Il demeure que ça serait une bonne idée de présenter une couple de matchs dans le nouvel amphithéâtre à Québec, il me semble.

Parlons maintenant un peu de football.

Tout juste avant le début de la demi-finale Canada-Slovaquie, on a pu assister à une fin de match du tonnerre entre les Cowboys de Dallas et les Lions de Detroit.

Une fin de rencontre marquée par des rebondissements. Le joueur recrue DeMarcus Lawrence a eu chaud, lui qui a échappé bêtement le ballon après l'avoir récupéré à un moment critique du match.

Lawrence s'est racheté d'éclatante façon en recouvrant de nouveau un ballon échappé sur un sac qu'il a réussi aux dépens de Matthew Stafford pour ainsi assurer la victoire aux Cowboys devant leurs partisans.

S'il avait fallu que les Cowboys perdent ce match, Lawrence aurait eu besoin d'un camion blindé pour sortir vivant de Dallas!

Certaines décisions des officiels ont fait beaucoup jaser en deuxième demie, comme quoi la NFL n'est pas à l'abri des critiques sur ce plan.

Ils ont carrément erré en renversant une décision sur une obstruction causée par Anthony Hitchens, des Cowboys, contre le receveur Brandon Pettigrew. Cela devait mettre la table au touché victorieux des Cowboys. On n'a pas fini d'en entendre parler.

Néanmoins, il y a de quoi se réjouir pour le vétéran quart Tony Romo, qui a fait taire ses dénigreurs en remportant un gros match éliminatoire, malgré les six sacs dont il a été victime. Je trouve qu'il a démontré beaucoup de cran au dernier quart.

Une grosse commande l'attend maintenant dimanche prochain à Green Bay. C'est fou de penser que la dernière confrontation éliminatoire entre les Packers et les Cowboys remonte au fameux Ice Bowl du 31 décembre 1967!