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Au sommet de son art

L’expérience d’Alex Harvey l’aide à performer durant le Tour de ski

S’il espère atteindre au moins les demi-finales d’aujourd’hui à l’épreuve de sprint, Alex Harvey misera sur les épreuves de distance à partir de demain pour bonifier son Tour de ski.
Photo AFP S’il espère atteindre au moins les demi-finales d’aujourd’hui à l’épreuve de sprint, Alex Harvey misera sur les épreuves de distance à partir de demain pour bonifier son Tour de ski.

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À force de jouer dans la cour des prétendants au Tour de ski, Alex Harvey fait peut-être la démonstration qu’il a atteint les années grasses de sa carrière.

À la veille de la troisième étape de mardi matin, Harvey occupait le deuxième rang au cumulatif de cette tirade de sept courses en neuf jours. Sa deuxième place derrière l’excellent Petter Northug à la poursuite de 15 km de dimanche nous a rappelé ses coups d’éclat de 2014 et 2013 sur ce Tour.

Peu d’enjeux au sprint

Quatrième au cumulatif grâce à deux podiums l’an dernier, le Québécois avait alors renoncé à la dernière épreuve, une ascension de neuf kilomètres jugée trop critique pour ses problèmes à l’artère iliaque. En 2013, il avait choisi d’y participer et, même hypothéqué par l’effort, avait terminé 12e au cumulatif du Tour. «Je me sens maintenant d’égal à égal, même si la plupart ont une médaille olympique, ce que je n’ai pas encore!», blague Harvey, en évoquant les Northug, Dario Cologna, Marcus Hellner, Martin Johnsrud Sundby et autres acteurs de l’élite mondiale du ski de fond.

«Maintenant, ils me voient comme un gros concurrent. Ils savent que la journée où je me présente à une course, ils doivent me calculer parmi les gars à battre», affirme l’athlète de 26 ans, joint hier après un léger entraînement d’une heure.

«Je savais que ça s’en venait»

Le sprint en style libre d’aujourd’hui, joué à Val Müstair en Suisse, ne devrait pas avoir de grandes conséquences sur l’issue de ce Tour de ski. S’il est surtout l’affaire de sprinteurs purs, le match du jour n’offrira pas de récompenses déterminantes parmi les prétendants au cumulatif, malgré les 60 secondes de bonification accordées au gagnant.

«Je suis bien physiquement et je me sens alerte», se décrit Harvey, campé à 5,6 secondes de Northug au deuxième rang du tableau général.

L’issue pourrait donc se dessiner lorsque le Tour déménagera du côté italien, soit à partir du 10 kilomètres en style classique de mercredi et de la poursuite de 35 kilomètres du lendemain.

C’est durant ces épreuves à la dure que le skieur de Saint-Ferréol pourra alors mettre à profit son bagage d’entraînement de l’entre-saison, tout autant que sa maturité physiologique acquise à ce stade-ci de sa carrière.

«Je me suis bien senti tout le long de l’entraînement durant l’été et j’ai connu mon meilleur début de saison à vie. C’est souvent au Tour de ski que je réussis mon premier podium de l’année, alors je savais que ça s’en venait. Je savais qu’un top 5 n’était pas loin», partage Harvey, dont le 14e rang au général de la Coupe du monde tranche avec le 68e qu’il occupait avant d’attaquer le Tour de ski de l’an dernier.

«Son niveau moyen est rendu plus élevé que celui des années précédentes. C’est révélateur où il est rendu dans son cheminement», observe son entraîneur, Louis Bouchard.

«S’il fait une course moyenne, maintenant, il va finir 20e. Avant, il aurait fini 40e ou 50e.»