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Payant, être danseuse à Fermont!

Payant, être danseuse à Fermont!

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Les danseuses qui se pavanent dans la ville minière de Fermont durant l’hiver roulent sur l’or, alors qu’elles peuvent empocher jusqu’à 5000 $ par semaine, relate une fille s’étant confiée au magazine Vice.

L’industrie sur sexe du Québec a des échos jusqu’aux États-Unis, alors qu’un reporter du populaire magazine Vice a réalisé une entrevue percutante avec une danseuse qui voyage régulièrement dans le nord de la province pour se remplir les poches, et vider celles de ses clients.
 
À Fermont sur la Côte-Nord, une ville minière de 2800 habitants, il y a un seul bar de danseuses.
 
Toutefois, la demande est grande et les agences de stripteaseuses doivent faire voyager les stripteaseuses des grandes villes afin de combler les désirs des hommes qui y travaillent loin de leur maison.
 
Miranda, une danseuse d’expérience, souligne que son agence s’occupe de tout, dont le transport.
 
Payant, être danseuse à Fermont!
Daniel Mallard/JOURNAL DE QUEBEC
 
Beaucoup d’argent
 
«Tout le monde vient ici pour faire de l’argent, ça inclut les stripteaseuses», affirme la danseuse qui a eu de gros problèmes de consommation de cocaïne par le passé.
 
Afin d’illustrer sa récolte, Miranda (nom fictif) a envoyé une photo au rédacteur du Vice, Mitchell Sunderland, dans laquelle elle tient une liasse d’argent. La majorité des billets sont des 100 $, et il y en a beaucoup.
 
Miranda souligne que les gars sont très respectueux et qu’à Fermont ils n’ont rien d’autre à faire que travailler et aller aux danseuses. D’ailleurs, elle relate qu’il y a d’énormes problèmes de jeux et de drogue dans la population.
 
Possible amour
 
Chaque semaine, de nouvelles filles se pointent à Fermont pour faire de l’argent. Certaines tombent en amour, avoue Miranda. «Elles tombent en amour avec les gars ici. Il y en a beaucoup (huit gars par fille dans le bar de danseuse). Ils ont 18 ans et ils gagnent 150 000 $ par année», explique la stripteaseuse, affirmant que les filles de la région étaient très jalouses.
 
La stripteaseuse Miranda se déplace à Fermont depuis huit ans, où elle vit dans un hôtel décoré comme dans les années 1970 durant ses séjours. Une section est réservée pour les filles où elles ont plusieurs restrictions. Par exemple, elle ne peut pas téléphoner de sa chambre.