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Max Pacioretty : Le marqueur responsable

Il domine largement le CH avec un différentiel de +21

Max Pacioretty
Photo d’archives

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On décrit souvent Max Pacioretty comme le prochain capitaine du Canadien ou un potentiel marqueur de 40 buts. Il y a un aspect de son répertoire qui reste un peu plus dans l’ombre, son jeu défensif.

À l’approche de la mi-saison avec 40 matchs rayés au calendrier, Pacioretty trône au sommet du CH pour les buts (17), les points (32), mais aussi pour les plus et moins (+21).

Il n’y a pas juste le +21 qui capte l’attention. L’écart entre le meneur et les autres joueurs représente un autre bon indicateur de la ­domination de l’Américain.

Après Pacioretty, on retrouve Dale Weise (+11), P.K. Subban (+9) et Brendan Gallagher (+9). Les plus proches poursuivants sont donc loin derrière.

Questionné sur cette statistique après le revers de 4 à 2 du Tricolore contre le Lightning de Tampa Bay, Pacioretty a parlé comme un futur capitaine, refusant de placer toute la ­lumière sur lui.

«Il y a plusieurs arguments sur la réelle valeur des plus et moins, a rappelé le numéro 67 en entrevue au Journal de Montréal. Je cherche à devenir un meneur pour cette équipe et je sais que ça passe aussi par mon jeu défensif.»

«Je ne peux pas juste sauter sur la glace avec comme objectif de marquer un but, a-t-il poursuivi. Je ne me considère pas comme un tricheur, je porte une grande attention à mon jeu dans mon territoire. Je veux que mes coéquipiers me regardent de la bonne façon. La statistique des plus et moins est le reflet aussi de tes coéquipiers. Il y a toujours cinq joueurs sur la glace, six avec le gardien. Ce n’est pas une statistique individuelle.»

Responsabilités accrues

Après 40 matchs cette saison, Pacioretty a terminé seulement huit rencontres avec un dossier négatif. Encore là, il s’agit d’un fait d’armes impressionnant.

«Son jeu défensif passe peut-être dans l’ombre pour certains, mais pas pour moi, a affirmé Michel Therrien. On lui donne différentes responsabilités cette année. On pense qu’il est rendu à cette étape de sa carrière. Il assume très bien son rôle. Il joue en désavantage numérique avec ­Plekanec et il est sur la glace en fin de match.»

Attaquant complet

Brendan Gallagher a cherché à décortiquer la recette des succès de son coéquipier au sein du ­premier trio.

«Quand tu joues avec lui depuis un bon moment, tu réalises encore mieux à quel point il est bon défensivement, a souligné Gallagher. Plusieurs facteurs expliquent son brio sur le plan défensif. Premièrement, il est excessivement rapide et il revient toujours dans le jeu. Deuxièmement, il est un gros ailier et il est très fort le long des bandes. Troisièmement, il a une bonne lecture du jeu et il a un bon positionnement.

«Il fait rarement des erreurs dans son territoire, a continué le petit numéro 11. Pratiquement tous les joueurs ont connu de mauvaises séquences d’une ou deux semaines pour les plus et moins, mais pas lui. Il est très constant.»

Dans un autre coin du vestiaire, Weise a aussi offert son analyse.

«Max est à +21 et il se retrouve souvent contre les meilleurs trios de l’équipe adverse. Ça en dit beaucoup. Il est un patineur tellement explosif que je crois sincèrement qu’il rend ses rivaux nerveux.»

Toujours modeste pour parler de lui-même, Pacioretty a décrit son utilisation depuis l’an dernier en infériorité numérique comme un élément déclencheur.

«Oui, je suis un joueur différent depuis que je joue en désavantage numérique, a-t-il répondu. Je porte plus attention aux détails. Michel m’a fait confiance tranquillement, il ne m’a pas placé immédiatement avec Pleky. J’ai gagné ma place. À Sotchi, j’ai aussi joué en désavantage numérique. C’était bon pour ma confiance.»