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Une experte à Harvard: islam et démocratie ne vont pas de pair

Une experte à Harvard: islam et démocratie ne vont pas de pair

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Pour la Somalienne et Néérlandaise Ayaan Hirsi Ali, il n'y a aucun doute: l'islam et la démocratie sont incompatibles.

C'est une religion qu'elle connaît bien: née en 1969 elle s'est fait exciser à l'âge de cinq ans.

En 1992, elle a été mariée de force par son père à un Somalien vivant au Canada.

Dans l'attente de son visa, en Allemagne, elle a fui pour les Pays-Bas où elle a obtenu l'asile politique.

SUR LA LISTE DES PERSONNES À ABATTRE

Militante pour les droits des femmes musulmanes elle collabore, en 2004, avec Theo van Gogh, à un scénario de documentaire sur la condition féminine dans le monde musulman.

Après l'assassinat de Theo van Gogh par un islamiste, elle se retrouve sur une liste de personnes à abattre.

C'est aux Pays-Bas, sous haute protection policière, qu'elle publie son premier livre militant, Insoumise.

Ayaan Hirsi Ali est fellow à la Harvard Kennedy School, en préparation de son prochain ouvrage: Heretic: The Case for a Muslim Reformation.

RÉFORMER L'ISLAM

La Somalienne dit constater que l'islam, le christianisme et le judaïsme sont incompatibles avec la démocratie.

Sauf, précise-t-elle, que le christianisme et le judaïsme se sonf réformés.

Ce qui n'est pas le cas de l'islam.

Elle estime que trop de musulmans tolèrent l'islam radical ou s'y conforment.

Elle précise qu'il ne sert à rien de faire des accomodements avec l'islam.

Dans un article du Wall Street Jounal, elle s'oppose à toute accomodation.

 

 

 

Le but des radicaux, selon Ayaan Hirsi Ali, est de détruire l'âme occidentale.

Âme qui a ses racines dans la liberté de conscience et la liberté d'expression.

Selon elle, ils suivent les principes du général pakistanais S.K. Malik.

Auteur du Concept coranique de la guerre, le général estime que le combat de l'islam se livre en frappant l'âme de l'ennemi ; pas sur le champ de bataille.

Pour le général Malik, les règles de la guerre écrites dans le Coran, parce que divines, sont supérieures à celles qui ont été conçues par des humains.

L'ARME DE LA TERREUR

Le général conclut que c'est en utilisant la terreur qu'il faut livrer le combat.

Ayaan Hirsi Ali déplore que des leaders musulmans réussissent à faire modifier les livres d'histoires et les contenus scolaires et universitaires, au nom de la liberté d'expression.

Qu'obtient-on en échange ?, écrit-elle, des kalachnikovs dans les rues de Paris.

Les concessions, souligne-t-elle. au lieu d'apaiser, leur donne plus d'énergie pour poursuivre le combat.

IDÉOLOGIE GUERRIÈRE

Pour Ayaan Hirsi Ali, les leaders occidentaux doivent cesser de dire que les extrémistes sont des déséquilibrés meurtrers qui agissent de manière isolée.

Il faut arrêter, dit-elle, de soutenir que la violence des extrêmistes n'a rien à voir avec leur religion, de peur d'offenser les leaders musulmans.

Arrêter de séparer les gestes des idéaux qui les inspirent.

 

 

Le temps est venu, dit-elle, de reconnaître que cet extrémisme est lié aux textes fondamentaux de l'islam.

Elle compare l'islam radical au nazisme.

Elle ajoute que ceux qui cherchent la conciliation commettent l'erreur de Chamberlain en pensant pouvoir ainsi échapper à la tyrannie.

L'Occident conclut-elle, doit envoyer un message clair aux radicaux: votre violence ne réussira pas à détruire notre âme.