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Heureux à deux, c’est possible

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Malgré les difficultés de la vie à deux, le couple apparaît encore aujourd’hui comme la meilleure garantie de bonheur. Certains couples sont heureux le temps de la séduction et de la lune de miel, soit de quelques mois à deux ou trois ans; d’autres savent le rester à plus long terme.

Malgré les difficultés de la vie à deux, le couple apparaît encore aujourd’hui comme la meilleure garantie de bonheur. Certains couples sont heureux le temps de la séduction et de la lune de miel, soit de quelques mois à deux ou trois ans; d’autres savent le rester à plus long terme.

Pourquoi certains couples réussissent-ils là où la majorité échoue?

Les psychologues ont observé, écouté, analysé ces couples et découvert qu’ils manifestent des attitudes et des aptitudes qui font défaut aux couples malheureux. Ils ont aussi constaté que les couples heureux évitent les pièges dans lesquels se retrouvent coincés les couples qui finissent par divorcer ou par se résigner et d’endurer pendant des décennies.

Tomber en amour

«Tomber en amour» ou «tomber amoureux» est relativement aisé. Construire un couple qui saura poursuivre dans la durée, survivre à la baisse de la passion, gérer les nombreuses sources de conflits insolubles et passer à travers les moments critiques inévitables de la vie à deux exige beaucoup plus que de la chance.

Pour y arriver, cela prend beaucoup d’amour et de bonne foi. Mes 35 ans de pratique en thérapie conjugale m’ont convaincu que l’amour et la bonne foi ne manquaient pas dans les couples en crise.

Ce qui fait le plus souvent défaut, ce sont les connaissances des différences existant entre les hommes et les femmes ainsi que la connaissance des dynamiques conjugales inhérentes à la vie de couple. Ce qui fait aussi défaut, ce sont les efforts pour mettre en pratique ces connaissances et pour changer les stratégies destructrices des couples malheureux par les stratégies utilisées par les couples heureux.

Le bonheur

Le mot bonheur provient de l’expression bon eür. Eür provient du mot latin augurium signifiant «accroissement accordé par les dieux à une entreprise». Le bonheur serait donc le résultat d’un effort et non une simple joie passagère.

L’effort qui aboutit à une réussite provoque en lui-même une accumulation de satisfactions qui mènent son auteur au bonheur. D’où le proverbe : «Aide-toi et le ciel t’aidera». Le bonheur n’est donc pas inné même si, selon Stefan Klein, auteur de Apprendre à être heureux (Laffont), une personne sur trois naît avec un plus grand potentiel d’optimisme.

Pour trouver le bonheur, encore faut-il y mettre les efforts nécessaires.

Le bonheur conjugal serait ainsi le résultat d’une construction et l’accumulation de nombreuses petites victoires sur soi et ensemble. Même si on dit que le bonheur n’est pas le but du voyage, mais plutôt une façon de voyager, les recherches semblent plutôt démontrer que l’on peut apprendre à être heureux au même titre que l’on apprend à lire ou à cuisiner. Le bonheur serait donc à la fois une façon de voyager ET le but du voyage.

L’amour-attachement

L’amour-attachement se développe, ou non, au fur et à mesure que l’on connaît mieux la personne qui a suscité chez soi l’amour – passion. L’amour-attachement est donc le fruit d’une décision prise à la suite d’une réflexion basée sur la connaissance de l’autre.

Cette connaissance de l’autre se fait certes par l’ouverture de soi, mais elle se fait aussi à travers de nombreuses confrontations.

C’est pourquoi je vous répète que le couple en soi n’est pas fait pour rendre heureux, mais constitue un creuset pour générer des crises... de croissance ou de décroissance. Des crises pour mieux se connaître à travers l’autre et connaître l’autre à travers ces crises.

Les couples heureux ont, un jour, pris la décision de s’engager à fond avec la personne avec laquelle ils ont vécu des moments heureux, mais aussi des moments difficiles avec l’espoir que cet «amour dure pour toujours».