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Le côté girly de Nathalie Roy

nathalie roy
Véronique Harvey / JdeM

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Alors que Charlotte passait des heures devant ses fourneaux, adorait se retrouver sous les feux de la rampe et semblait prête à tout pour atteindre ses objectifs, sa fille Juliette est une adepte du take-out, préfère rester derrière la caméra et affiche un tempérament égocentrique. Malgré tout, l’héroïne de la série La vie sucrée de Juliette Gagnon évolue dans un univers tout aussi rocambolesque, pimpant et attachant que sa maman.

Alors que Charlotte passait des heures devant ses fourneaux, adorait se retrouver sous les feux de la rampe et semblait prête à tout pour atteindre ses objectifs, sa fille Juliette est une adepte du take-out, préfère rester derrière la caméra et affiche un tempérament égocentrique. Malgré tout, l’héroïne de la série La vie sucrée de Juliette Gagnon évolue dans un univers tout aussi rocambolesque, pimpant et attachant que sa maman.

Nathalie Roy ne s’en cache pas, ses deux héroïnes ont littéralement changé sa vie. Alors qu’elle occupait une «job sérieuse» de journaliste aux faits divers, sa fibre girly s’est développée peu à peu au fil du processus d’écriture.

«J’ai une voiture avec des accessoires roses, mon bureau est rempli de gadgets de filles et mon téléphone a déjà eu des oreilles de lapin. J’ai découvert ce côté-là de moi un peu tard, dans la quarantaine, mais ce sont définitivement mes personnages qui ont déteint sur moi», explique-t-elle tout sourire, ajoutant que de tremper dans le bonheur, le plaisir et la joie de cet univers romancé lui faisait un grand bien.

C’est lors de l’écriture du quatrième tome de Charlotte Lavigne, sa toute première série qui a remporté un succès fou auprès des amateurs de chick-lit, que Nathalie Roy a décidé de continuer à surfer sur cette vague de popularité que lui avait apportée ce personnage.

«En tant qu’auteur, on s’attache beaucoup à nos personnages et je savais que je voulais exploiter de nouveau ce genre de personnage. Par contre, si je ne faisais aucun lien avec Charlotte, les gens allaient me dire que c’était trop similaire, alors en écrivant sur sa fille, c’est normal qu’elles aient des traits communs. J’ai ainsi pu continuer à exploiter ce type d’héroïne intense, passionnée et prête à tout, mais je leur ai tout de même donné quelques différences», poursuit-elle.

À l’aventure

Pour Nathalie Roy, qui désirait se lancer dans un univers plus jeune – à l’image de la jeune femme actuelle, émancipée et fonceuse –, la recherche fut une véritable aventure en soi.

«J’ai 20 ans de plus que Juliette, alors ç’a été un beau défi de faire ma recherche, de parler à des filles dans la vingtaine, d’étudier leur page Facebook, de voir quelle musique elles écoutent, quel langage elles utilisent dans la vie de tous les jours. J’ai découvert un univers fascinant à décrire.»

Dans ce deuxième tome, sorti à la mi-novembre, on retrouve donc Juliette Gagnon à l’été de ses 27 ans. Toujours prise dans des situations sans queue ni tête, la jeune photographe sera ainsi amenée à couvrir une manifestation étudiante et devra effectuer un contrat olé olé dans un bar de danseurs nus.

«Pour ce qui est de l’intrigue amoureuse, je ne veux pas trop en dévoiler, mais ça ne sera pas facile. Juliette va vivre des choses difficiles et elle va se mettre les pieds dans les plats en ayant une aventure avec un garçon qu’elle ne connaissait pas, mais dont elle va découvrir l’identité bien assez vite.»

L’auteure québécoise termine présentement l’écriture du troisième et dernier roman de cette trilogie et entend se lancer un tout nouveau défi par la suite, avec l’écriture d’un livre unique.

À suivre...


Chaque semaine, Nathalie Roy publie sa Chronique d’une romancière angoissée dans les pages du Journal de Montréal.

 

Confidences d’auteure
nathalie roy
Véronique Harvey / JdeM

Qui de Charlotte ou Juliette  te ressemble le plus?

Charlotte. J’adore la bouffe comme elle. J’ai le même côté foodie qu’elle, prête à tout pour faire le souper parfait. Par contre, je suis beaucoup plus stable émotivement et amoureusement, parce que je suis en couple avec le même homme depuis 24 ans.
 
Qui sont tes auteurs préférés?
 
Lionel Schriver pour We need to talk about Kevin, c’est un livre qui m’a beaucoup marqué. Sinon, je suis une grande fan des polars de Michael Connelly et pour mon inspiration, c’est Sophie Kinsella qui a été vraiment importante.
 
Quel est le meilleur livre  que tu aies jamais lu?
 
Les Cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini.
 
Quel livre aurais-tu aimé écrire?
 Secret d’été, d’Elin Hilderbrand. C’est un drame qui survient dans une petite communauté aux États-Unis et qui va avoir des répercussions sur tout le monde. C’est le genre de livre que j’aimerais écrire un jour, rempli de rebondissements et où tu ne soupçonnes pas les liens qui unissent les uns aux autres.
 
En tant que foodie, quel est ton restaurant préféré?
Pastaga. J’aime beaucoup les restaurants où on peut partager des plats.
 
Quel est ton plat préféré?
Si je devais manger un seul plat pour le restant de mes jours, ce serait une escalope de veau parmigiana.
 
Ton plaisir coupable?
Lire des BD, comme Boule et Bill et Mafalda. Sinon, manger des chips au sel et vinaigre en cachette.