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Marche silencieuse à Montréal : 25 000 solidaires avec la France

Une marche silencieuse dans les rues de Montréal pour refuser la violence et pour la liberté d’expression

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Près de 25000 Montréalais ont eux aussi crié «Je suis Charlie», hier matin, pour refuser la violence et réaffirmer leur attachement à la liberté de la presse.

Près de 25 000 Montréalais ont eux aussi crié «Je suis Charlie», hier matin, pour refuser la violence et réaffirmer leur attachement à la liberté de la presse.

Les milliers de manifestants s’étaient donné rendez-vous à la Place des Arts pour une marche silencieuse, pancartes, drapeaux et stylos en main. Ils se sont dirigés vers le consulat de France, avenue McGill College, où ils ont observé une minute de silence puis ont entonné La Marseillaise.

Plusieurs sont ensuite restés sur place pour scander le célèbre slogan, même si le consul général de France, Bruno Clerc, avait demandé à la population de se disperser.

«C’était important pour nous de venir afin de montrer notre solidarité et parce que moi aussi, je veux pouvoir défendre mon droit de dire ce que je veux partout où je vais», indique Josée Cloutier, 35 ans, de Saint-Henri.

Beaucoup de Français étaient également présents. «Ce n’est pas parce qu’on est à 6000 km qu’on ne pense pas à eux, explique Nicolas Bellier, 50 ans, en brandissant le drapeau tricolore. C’est important de manifester pour défendre les valeurs de la république et de se lever contre la barbarie.»

Des valeurs partagées

Le Collectif JeSuisCharlie Montréal, responsable de l’organisation et surtout composé de ressortissants français, était très touché de voir qu’autant de monde s’était déplacé. «La mobilisation au Québec et au Canada est exemplaire. On reçoit beaucoup de marques de sympathie. Ça prouve que les valeurs pour lesquelles on se lève ne touchent pas seulement la France, mais sont largement partagées ici», explique Aurélie Le Tareau, 33 ans.

Et à Montréal aussi, les manifestants ont rappelé qu’ils marchaient non seulement pour les libertés, mais pour éviter les dérives. «On est là pour dire aussi qu’il faut éviter à tout prix de faire des amalgames et que ces événements ne doivent pas alimenter d’autres formes d’extrémisme», explique Alexandre Vignais, 21 ans.

Le PM marche à Québec

À Québec, des centaines de personnes ont également pris la rue. Le premier ministre Philippe Couillard menait la marche, accompagné des députés Sylvain Légaré, Gérard Deltell et Marc Picard, notamment.

Arrivé devant le consulat de France, il a signé le registre des condoléances afin de souligner son appui à la France. «C’est le monde entier qui est aujourd’hui réuni dans la solidarité. Nous devons affirmer notre foi en la démocratie», a-t-il affirmé.

– Avec la collaboration d’Élisa Cloutier