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Les travailleuses du sexe veulent s'en sortir

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Une enquête réalisée avec 76 travailleuses du sexe de la région de Québec démontre que la grande majorité aimerait exercer un nouveau métier ou retourner en formation.

L'étude intitulée Profil socioprofessionnel et portrait des besoins en employabilité de travailleuses du sexe (TDS) à Québec, a été réalisée à l'été 2013 auprès de 76 participantes du Projet L.U.N.E.

Cette recherche subventionnée par Emploi-Québec (Capitale-Nationale) évoque une possible réintégration pour ces femmes souvent marginalisées.

Un premier constat se dégage : les travailleuses du sexe nécessitent un continuum de soutien, allant de l’intervention de crise, à la formation, l’éducation et l’emploi, en passant par la couverture des besoins de base. Les intervenants devront également innover afin de dépasser les solutions habituelles.

Des solutions

«Ces femmes ont la possibilité de se sortir de leur situation si elles le souhaitent, car elles connaissent d'autres modes de vie», peut-on lire dans le rapport. Plusieurs ont notamment exercé des métiers en restauration ou en vente. Une infime minorité a répondu qu'elle ne voulait pas sortir de la rue. À l'inverse, la majorité a encore de l'espoir et des rêves.

Toutefois, avant d'envisager un changement dans leur vie, leurs besoins les plus urgents, même sur le plan psychologique, doivent être comblés adéquatemment. Sans grande surprise, l'aide extérieure est cruciale.

«Un lit, manger et arrêter de manger des coups de poing sur la gueule», a affirmé l'une d'elle. «Je suis en train de faire un suicide déguisé», a ajouté une autre.

Rythme modéré

Les travailleuses du sexe espèrent quitter graduellement leur milieu en misant sur un travail avec un groupe de femmes qui se ressemblent, mais en suivant un rythme peu élevé. Le bénévolat, et les projets d'entraide obtiennent souvent la faveur populaire.

«Savoir que dans cette maison, on me prendra sans condition», a réclamé une autre.

Le profil des répondantes laisse entrevoir un portrait peu surprenant. Environ 75% d'entre elles ont exercé la prostitution de rue, cinq répondantes étaient âgées entre 15 et 19 ans, deux tiers des femmes ont un ou des enfants et 20% des femmes interrogées n'avaient pas de domicile fixe.