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Cliente agressée dans sa maison en 2011: Le courtier immobilier nie l'avoir forcée

André Diotte
Photo d'archives André Diotte

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Accusé d’agression sexuelle sur l’une de ses clientes en 2011, l’ancien courtier immobilier nie avoir forcé sa présumée victime à avoir un contact sexuel et soutient plutôt s’être «laissé aller» face aux avances de madame.

«Ce qui m’a fait le plus mal, ce n’est pas d’avoir perdu ma job, ma réputation et ma dignité, c’est d’être accusé de quelque chose qui n’est profondément pas moi-même», a souligné André Diotte lors de son témoignage au palais de justice Laval hier.

Le procès de l’homme de 42 ans reprenait un peu plus de quatre mois après que sa présumée victime a soutenu avoir été violentée et forcée de commettre des actes sexuels.

L’homme de 42 ans, visiblement nerveux dans le box des accusés, buvant de l’eau à répétition et ne cessant de frotter la table avec ses mains, a assuré au juge que la dame était consentante. C’est lors d’une visite pour l’évaluation du prix de la maison le 1er décembre 2011 que l’agression aurait été commise.

Victime consentante

Après avoir fait l’évaluation de la maison, «elle [la présumée victime] se dirige vers moi et commence à m’embrasser. Elle me dit ensuite d’arrêter. J’ai le cœur qui me débat, mais j’arrête là. Je m’assois sur une chaise pour mettre mes bottes, mais elle vient s’asseoir à califourchon sur moi», a raconté M. Diotte.

Selon sa version des faits, la dame aurait commencé à lui faire une fellation alors qu’il se trouvait toujours assis sur la chaise avant de l’emmener dans la chambre pour continuer les caresses.

«À un moment, je n’ai plus résisté, j’ai eu un moment de faiblesse et je me suis laissé aller», a-t-il expliqué au juge.

Mais la victime a toujours soutenu qu’elle lui a dit non à plusieurs reprises en lui demandant d’arrêter. Afin de piéger M. Diotte, la police de Laval l’a mis sur écoute en janvier 2012.

Durant ce coup de téléphone, M. Diotte répond vaguement lorsque la victime lui demande pourquoi il l’a forcée à commettre l’acte sexuel, même s’il admet un peu plus tard avoir «perdu le contrôle» et qu’il n’a pu «contenir ses émotions».

Devant le juge, M. Diotte a mentionné qu’il était distrait lors de l’appel de la dame puisqu’il conduisait et qu’il était préoccupé par la possibilité que son «acte adultère» soit révélé.

«Je voulais finir cette conversation le plus rapidement possible, car je ne voulais pas que personne ne le sache. Elle parle de violence alors que je pense qu’elle parle de fellation. Je n’ai rien forcé du tout, je ne suis pas un agresseur», a-t-il martelé.