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Gilles Pepin veut poursuivre l’UPAC

l'ex-maire de Saint-Constant Gilles Pepin
Photo d'archives L’ex-maire de Saint-Constant, Gilles Pepin, veut poursuivre l’Unité permanente anticorruption.

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LONGUEUIL | Un ex-maire accusé de fraude dit vouloir poursuivre l'UPAC, ce qui pourrait bien être une première depuis la création de l'escouade policière de lutte à la collusion et à la corruption.

Gilles Pepin, qui était maire de Saint-Constant, en Montérégie, a confié hier à TVA Nouvelles son intention de poursuivre l'Unité permanente anticorruption ainsi que ses détracteurs. Il veut rétablir sa réputation en empruntant la voie du système judiciaire. Il a expliqué vouloir entamer des poursuites devant la cour civile.

«Après le processus judiciaire, c'est sûr qu'il va y avoir des suites à ça. Je sais qu'on peut aller devant la cour civile parce qu'ils ont nui à ma réputation et cela se paye», a-t-il déclaré au palais de justice de Longueuil alors que l'on devait fixer la date de l'enquête préliminaire.

Le maire se dit même prêt à poursuivre toutes les personnes qui ont participé à ce qu'il qualifie de loufoquerie. «Pour moi, ce procès est farfelu, les accusations sont farfelues en plus d'être basées sur des témoignages farfelus et loufoques.»

Réputation affectée

L'ex-maire Pepin, dont le métier est évaluateur, estime que cette affaire a fait mal à sa réputation, et admet que cela a eu un impact sur sa clientèle.

Tourner au ridicule

Par ailleurs, 15 mois après la visite de l'UPAC à Saint-Constant, sur la Rive-Sud, l'ex-maire Pepin a tourné au ridicule l'enquête de l'UPAC, se moquant littéralement du processus menant à son arrestation jusqu'à sa mise en accusation.

L'enquête de l'UPAC qui a débuté en 2010 est liée à la vente de terrains, à la construction de la fameuse bibliothèque dont les coûts ont fait beaucoup jaser ainsi qu'au financement de la formation politique de Gilles Pepin.