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FerroQuébec implante une usine de silicium à Port-Cartier, mais son chef de la direction habitera Sept-Îles

La décision du chef de la direction de FerroQuébec, Benjamin Crespy, de faire l’achat d’une résidence dans la ville voisine plutôt qu’à Port-Cartier, où sera implantée l’usine de silicium de l’entreprise, est fortement critiquée par le milieu.
Photo Emy-Jane Déry La décision du chef de la direction de FerroQuébec, Benjamin Crespy, de faire l’achat d’une résidence dans la ville voisine plutôt qu’à Port-Cartier, où sera implantée l’usine de silicium de l’entreprise, est fortement critiquée par le milieu.

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Le chef de la direction de FerroQuébec, Benjamin Crespy, n’a pas acheté sa maison à Port-Cartier, ville retenue par le géant espagnol pour implanter sa première usine de silicium au Québec, d’ici 2016. La décision personnelle du haut dirigeant fait grincer des dents les élus de la petite municipalité, alors que ceux-ci ont même tenté, en vain, de le faire changer d’avis.

«Ça pourrait envoyer un mauvais message aux gens, que Port-Cartier n’est pas capable de recevoir des hauts dirigeants sur son territoire», a déploré la mairesse, Violaine Doyle. Les élus ne cachent pas leur déception, face à la décision du chef de la direction de FerroQuébec, Benjamin Crespy, de faire l’achat d’une résidence à Sept-Îles, une quarantaine de minutes plus loin, pour s’y installer avec sa famille.

«On est déçu de ce choix-là, on ne peut pas dire le contraire. Ça ne nous fait pas plaisir, mais on va respecter son choix», a admis Violaine Doyle. «C’est un projet de Port-Cartier, il me semble que ça va de soi que son plus haut dirigeant s’installe à Port-Cartier, tout comme le directeur d’Alouette habite Sept-Îles par exemple», a-t-elle poursuivi. 

Interventions infructueuses

Les élus sont intervenus à plusieurs reprises auprès de M Crespy, afin de tenter de le convaincre de s’installer sur le territoire de la municipalité de près de 7 000 habitants. Malgré le fait que l’achat n’était pas encore complété, le chef de la direction de FerroQuébec aurait indiqué que pour lui, il n’y avait pas d’autres avenues possibles.

Une des craintes soulevées est que cette décision entraîne une vague de choix similaire auprès des futurs travailleurs de l’usine de silicium. FerroQuébec créera 300 emplois directs à Port-Cartier, là-dessus, la municipalité s’attend à accueillir jusqu’à 250 nouveaux résidents. Elle assure être en mesure de les recevoir. « On a des rues de développées pour de la construction, entre 80 et 100 maisons unifamiliales disponibles sur le marché, nous avons logé une demande auprès du ministère des Ressources naturelles pour agrandir un parc de maisons mobiles », a argumenté la mairesse.

En novembre, après des mois de campagne de séduction menée par plusieurs villes du Québec, FerroAtlantica a finalement annoncé que son intention de s’installer à Port-Cartier, pour y investir 382 millions$ et produire 100 000 tonnes de silicium par année.