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Le gouvernement le plus transparent de l’histoire du Québec: lancement du site internet transparence.gouv.qc.ca

Jean-Marc Fournier
SIMON CLARK / JOURNAL DE QUEBEC

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C’est demain après-midi que le gouvernement du Québec fera un autre pas pour tenter d'être le gouvernement le plus transparent de l’histoire du Québec.

Textuellement, lors de la dernière campagne électorale, Philippe Couillard a promis de diriger «le gouvernement le plus transparent que les Québécois auront eu».

Avec cette déclaration, le premier ministre créait évidemment beaucoup d’attente. Jusqu’ici, plusieurs situations ont démontré que les attentes n’ont pas été comblées. Quelques reportages sur ce lien et ce lien par rapport au bordel informatique en sont des exemples.

Il faut cependant être indulgent et un peu patient envers quelqu’un qui veut être le meilleur de l’histoire dans quelque chose.

Voilà qu’une des grandes mesures se matérialisera demain avec le lancement du site internet transparence.gouv.qc.ca. La nouvelle a été annoncée dans l’agenda du premier ministre.

Erreur 401

Ce n’est qu’une pacotille, mais ironiquement, si vous essayez de visiter cette page de transparence aujourd’hui, on vous demander un mot de passe. Ensuite s’affichera le bon vieux message : «Erreur 401».

Défendu depuis plusieurs mois par le ministre responsable de l’Accès à l’information et de la Réforme des institutions démocratiques, Jean-Marc Fournier, le site internet permettra une diffusion proactive des renseignements des ministères et organismes. À partir de jeudi à 16h, l'information qui sera disponible sera l'agenda public des membres du conseil des ministres. Mais à partir du mois d'avril les renseignements ci-bas commenceront à être diffusés progressivement :

  • Les salaires, allocations et indemnités des ministres, des ministres délégués et déléguées, des titulaires d’un emploi supérieur et des directeurs et directrices de cabinet.
  • Les dépenses engagées (...) pour un déplacement, y compris les missions à l’étranger.
  • Leurs frais de fonction.
  • L’ensemble du personnel de la fonction publique est aussi concerné par la nouvelle mesure. Celle-ci obligera la diffusion des coûts engendrés par les frais de formation ainsi que ceux liés à la participation à des colloques et des congrès.
  • Au sein des ministères et des organismes, il faudra dorénavant veiller à diffuser :
  • les coûts de location, d’essence et d’entretien des véhicules de fonction utilisés par tout ministre ou titulaire d’un emploi supérieur;
  • les coûts des baux de location d’immeuble;
  • les frais de télécommunication, incluant les coûts d’acquisition et les coûts de services;
  • le total mensuel des frais de déplacement par le personnel de l’organisme et par le personnel de cabinet;
  • les dépenses en matière de publicité et de promotion.
  •  publier les renseignements concernant la tenue d’activités de reconnaissance et les activités de réception et d’accueil de personnes venant de l’extérieur du gouvernement.

Ce n’est pas la première fois qu’un gouvernement du Québec s’élance dans la transparence. Néanmoins, si le gouvernement diffuse tous ces renseignements tels qu’annoncés, il faut reconnaître qu’il s’agira d’une avancée majeure pour un gouvernement transparent et imputable.

Le tableau de bord des projets informatiques est un exemple d’initiatives de la sorte qui ont foiré. Dans le même objectif de «diffusion proactive», le tableau devait présenter la progression, les coûts et les échéanciers des projets informatiques.

L’outil a souvent eu l’effet inverse présentant de véritables dérapes comme des succès de gestion. Le tableau semblait abandonné, mais Martin Coiteux l’a relancé récemment en l’améliorant. Il demeure très incomplet. Plus de 95 % des projets ont toujours été présenté comme était en parfaite progression sur cet outil de transparence. Ce que même des élus ont déjà qualifié de «blague».

Souhaitons, pour l’intérêt public, que transparence.gouv.qc.ca sera un plus grand succès.