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Sécurité routière: le cafouillage vestimentaire des signaleurs

Le nouveau règlement a provoqué de la confusion et des problèmes d’approvisionnement

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Obligatoire depuis un mois et demi, le nouvel uniforme qui doit protéger la vie des signaleurs routiers n’a pas encore été adopté sur les chantiers, dénonce le président de leur regroupement.

«J’ai appelé 23 compagnies de signalisation au Québec, il n’y en avait pas une qui avait l’uniforme», déplore Jean-François Dionne, de l’Association des travailleurs en signalisation routière du Québec (ATSRQ), qui dit avoir reçu des plaintes de ses membres.

«Je ne vois pas l’urgence en ce moment, réplique Judith Dagenais de l’Association (patronale) en signalisation de chantiers du Québec. Tout le monde est en période d’achat. On va être prêts pour la saison (des chantiers routiers).»

«Il y a aussi des chantiers en plein hiver, a rétorqué M. Dionne. Pourquoi ces gens-là ne peuvent pas être en sécurité?», a-t-il pesté au bout du fil. Dans le petit monde des signaleurs, l’obligation, ou non, de porter un tel uniforme, beaucoup plus visible, a entraîné beaucoup de confusion.

Depuis décembre, «tout signaleur qui travaille pour le compte du ministère des Transports doit s’y conformer», précise au Journal un porte-parole du MTQ.

Certaines firmes privées, qui offrent des services de signalisation au MTQ ou à divers donneurs d’ouvrage, l’ignorent encore. «J’en avais entendu parler parce qu’un fabricant nous a appelés, mais je n’ai pas eu de papiers officiels», nous a-t-on répondu chez ProSécure à Mascouche.

Délais de livraison

D’autres, qui veulent s’en procurer, évoquent un problème d’approvisionnement. Les nouveaux uniformes ne sont tout simplement pas disponibles, se défendent-ils. Les rares fournisseurs doivent les commander, ce qui peut prendre jusqu’à 12 semaines.

Même le ministère des Transports, qui en a commandé 1200 pour ses propres besoins, ne les a pas tous reçus. L’entreprise Uniforme 2000 à Québec, qui a décroché le contrat d’environ 250 000 $, les vend 210 $ la pièce.

Garda a été la première

La compagnie Garda, qui offre aussi un service de signalisation routière, a adopté le nouvel uniforme l’été dernier. Hier, une trentaine de signaleurs à Québec étaient sur le terrain. «On est des précurseurs. Pourtant, tout le monde l’a su en mars dernier que ça s’en venait», affirme Gilles Picard.La CSST confirme qu’elle «pourrait émettre des constats d’infraction (de 1600 $ à 3225 $) à des employeurs qui ne se conforment pas à la nouvelle norme».

Le nouvel uniforme