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Plus de 30 films projetés d’ici le 25 janvier

Tout un personnage que ce Gildor Roy, dont les pitreries ont bien fait rire les cinéphiles de Baie-Comeau.
Photo Charlotte Paquet Tout un personnage que ce Gildor Roy, dont les pitreries ont bien fait rire les cinéphiles de Baie-Comeau.

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Le Festival du film international de Baie-Comeau vient de prendre son envol pour une 27e édition. Si le passé est garant de l’avenir, les productions québécoises, au nombre de six, auront encore la cote parmi les 33 films à l’affiche d’ici le 25 janvier. Mais pas question de parler de chauvinisme!

«Le fait que les films québécois ont toujours la cote, non, ce n’est pas du chauvinisme. On a le droit d’être fiers de ce qu’on fait. On a de très bons films ici», insiste Marie-Hélène Beaudry, nouvelle directrice de l’événement, placé sur le thème Quand le temps s’arrête. La présidence d’honneur, elle, est assumée par Gildor Roy, qu’on peut voir dans «Ceci n’est pas un polar», du réalisateur Patrick Gazé.

Même si l’ensemble des films à la programmation promet, Marie-Hélène Beaudry croit que «Henri Henri», du réalisateur québécois Martin Talbot, ralliera les gens en raison de sa légèreté et sa joie de vivre, ainsi que ses magnifiques images et sa belle musique. «C’est un film bonbon», admet-elle en riant. Six des films à la programmation ont été réalisés au Québec.

Mais il y a plus. Il y a tellement plus, insiste la directrice. Du côté des productions étrangères, elle croit que le public tombera littéralement en amour avec «Saveurs indiennes», une autre histoire particulièrement attachante.

Se changer les idées

Bon an mal an, l’assistance au festival tourne autour de 10 000 entrées. C’est une participation non négligeable pour une population d’environ 30 000 habitants, en incluant Baie-Comeau et les  municipalités environnantes.

L’économie régionale a beau en arracher depuis plusieurs mois, Marie-Hélène Beaudry espère de tout cœur que les gens allongeront quelques dollars pour aller se changer les idées en visionnant un bon film. «Si je veux être réaliste, je m’attends à une petite baisse, mais je serais très enthousiaste que les gens ne se laissent pas abattre avec ça», souligne-t-elle en ajoutant que s’amuser, ça fait du bien aussi.

La conjoncture économique difficile a d’ailleurs eu des répercussions au chapitre du partenariat financier avec le milieu. Quelques bailleurs de fonds se sont désistés cette année. La directrice de Cinoche refuse de chiffrer les pertes, mais confirme que les dépenses devront être revues un peu à la baisse pour la prochaine édition. Le budget de l’événement se chiffre à 80 000 $ en 2015.

Là pour rester

Malgré tout, Cinoche est en bonne santé financière et là pour rester, martèle Marie-Hélène Beaudry. «Après 27 ans, il est très bien rodé et toujours très attendu. Le pouvoir de séduction fonctionne d’une année à l’autre», assure-t-elle.

La longévité de Cinoche prouve qu’un festival du film international en région peut durer. D’ailleurs, plus à l’est sur la Côte-Nord, le Festival du film de Sept-Îles, Ciné 7, bat aussi son plein depuis peu. Il en est à sa 25e édition. Les deux événements culturels se tiennent simultanément depuis plusieurs années.

Images de glace

Rappelons enfin que le festival de Baie-Comeau présente depuis plusieurs années Images de glace, une projection en plein air sur un immense écran tout en neige. Comme il s’agit la plupart du temps d’un film d’animation, les familles et les autres amateurs y affluent. Chocolat chaud et maïs éclaté leur sont offerts. Cette année, le rendez-vous est prévu ce samedi 17 janvier, sur le coup de 17 h 30.

Images de glace est en quelque sort la signature de Cinoche au Québec. Cependant, cette année, le festival Ciné 7 va aussi de l’avant avec son Mur de glace.