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La contre-Enquête du Journal

GEN-MOSQUEE-CONFERENCE
Photo d'archives

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Le 27 novembre dernier, l’émission Enquête, à Radio-Canada, a diffusé un reportage affirmant qu’il n’existait aucun réseau islamiste à Montréal.

Tous ceux qui pensaient le contraire (comme votre humble serviteur, pointé du doigt à plusieurs reprises dans ce reportage) n’étaient que de sales racistes qui prenaient plaisir à jeter de l’huile sur le feu de l’intolérance.

L’islamisme présent au Québec

Or, lundi, Félix Séguin et Hugo Joncas, de notre Bureau d’enquête, ont démontré le contraire.

Non seulement ont-ils découvert qu’une mosquée de Montréal distribuait un fascicule faisant l’apologie de la charia, du terrorisme et des attentats suicides, mais ils ont aussi révélé que deux réseaux islamistes soupçonnés de financer des groupes terroristes sont devenus les plus importants propriétaires d’immeubles abritant des mosquées et des écoles musulmanes au Québec!

Pas d’islamistes à Montréal? Allons donc!

Certes, il ne faut pas tomber dans l’hystérie et voir des islamistes partout.

Mais entre la paranoïa de certains crinqués qui veulent instrumentaliser les attentats islamistes et l’angélisme gnan-gnan de Radio-Canada (organisme qui ne cesse de louanger les grandeurs et les vertus du multiculturalisme canadien), il y a un monde.

«C’est lorsque les journalistes de Charlie Hebdo étaient vivants qu’on aurait dû manifester, m’a dit une Française lors de la marche du 11 janvier. On n’a pas pris la menace islamiste au sérieux.»

VOUS n’avez pas pris la menace islamiste au sérieux, madame. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde.

Certaines personnes – plusieurs, en fait – ont tiré la sonnette d’alarme, mais vous avez fait comme les journalistes d’Enquête et vous les avez injustement traités de racistes et d’islamophobes pour les faire taire, histoire de retourner à votre doux et apaisant sommeil...

Crucifixion publique

Marc Lebuis (le directeur du site Point de bascule) fait partie de ces personnes qui travaillent d’arrache-pied pour sensibiliser la population aux dangers de l’islamisme radical.

Cela fait des années qu’il affirme sur son site que l’Association musulmane du Canada et l’Islamic Society of North America entretiennent des liens avec les Frères musulmans.

Cela fait des années qu’il publie des documents prouvant que ces deux asso­ciations ont financé des groupes terroristes et propagent une idéologie radicale.

Or, qu’ont fait les journalistes d’Enquête? Ont-ils enquêté, justement, sur les dires de Marc Lebuis? Ont-ils vérifié si ce qu’il avançait sur son site était vrai ou faux?

Non: ils se sont contentés de le crucifier en deux phrases lapidaires.

Un peu comme Marc Cassivi qui a traité le dernier livre de Michel Houellebecq d’islamophobe... sans l’avoir lu!

«Ne laissez jamais les faits ruiner une bonne histoire», comme dit l’adage.

Piéger le débat

Le regretté journaliste britannique Christopher Hitchens avait une formule savoureuse pour définir l’islamophobie: «Un mot créé par des fascistes et utilisé par des pleutres pour manipuler des crétins.»

La journaliste française Caroline Fourest a proposé une autre définition: «Le mot “islamophobie” a été pensé par les islamistes pour piéger le débat et détourner l’antiracisme au profit de leur lutte contre le blasphème.»

On utilise ce mot chargé de sens comme une bombe afin de tuer toute critique du fondamentalisme islamiste.

Voir que même Radio-Canada est tombée dans ce piège est déprimant...