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Nathalie Morin est toujours retenue en Arabie Saoudite

Nathalie Morin
Photo archives La Québécoise Nathalie Morin aujourd’hui âgée de 30 ans est retenue malgré elle par un conjoint violent en Arabie Saoudite avec ses quatre enfants depuis 2005. Sa mère Johanne Durocher, espère toujours la voir revenir au pays.

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Au moment où les yeux sont tournés vers l’Arabie Saoudite qui accepte de revoir la cause du blogueur Raïf Badawi, un autre dossier sombre dans l’oubli, celui de la Québécoise Nathalie Morin séquestrée là-bas avec ses quatre enfants par un mari violent.

«Il va falloir que le Canada et l’Occident soient moins peureux et plus courageux avec l’Arabie Saoudite», lance Johanne Durocher.

La mère de Nathalie Morin se bat depuis 2005 pour que sa fille retenue contre son gré par son conjoint en Arabie Saoudite puisse rentrer au pays avec ses enfants.

«Je ne veux plus donner d’entrevues, confie-t-elle. J’ai fermé tous les sites internet en soutien à ma fille pour ne pas lui nuire là-bas. Je ne veux plus écrire sur elle. Je veux pouvoir aller visiter ma fille que je n’ai pas vue depuis 2009.»

Prudente, la dame dit refuser de se faire des illusions sur la timide ouverture de l’Arabie Saoudite dans le dossier du blogueur Raïf Badawi.

« Il va falloir que le Canada et l’occident soient moins peureux et plus courageux avec l’arabie saoudite» – Johanne Durocher, mère de nathalie morin
« Il va falloir que le Canada et l’occident soient moins peureux et plus courageux avec l’arabie saoudite» – Johanne Durocher, mère de nathalie morin

Le cas de ce Saoudien condamné à recevoir 1000 coups de fouets en prison pour ses propos contre le régime – et dont la famille a trouvé refuge à Sherbrooke – sera revu par la Cour suprême saoudienne.

«Je n’ai pas perdu espoir pour ma fille, je suis lucide, tranche-t-elle. J’ai signé la pétition pour Raïf Badawi, mais je sais très bien que les Saoudiens se préoccupent d’abord de leur image et que ce n’est pas un petit geste d’ouverture qui va changer les choses.»

Nathalie Morin est séquestrée, violée et battue par son mari en Arabie saoudite. Sa mère a peu de nouvelles d’elle et déplore l’inaction du ministère des Affaires étrangères dans ce dossier.

«Ils ne font rien et ils pensent que l’on ne s’en rend pas compte. Si tout l’Occident - pas juste le Canada - se mettait ensemble pour faire cesser ce qui se passe là-bas, on arriverait peut-être à quelque chose», plaide-t-elle.

«Les agents consulaires canadiens suivent le cas de Mme Morin et offrent leur aide lorsque cela est possible, a indiqué François Lasalle, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Afin de protéger la vie privée des individus affectés par cette situation, nous ne pouvons pas révéler davantage de détails pour l’instant.»