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TransCanada se moque du Québec

TransCanada se moque du Québec

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La compagnie TransCanada qui pilote le projet Énergie Est ne démontre que du mépris à l’endroit du Québec.

TransCanada proposait de construire un port pétrolier à Cacouna sans avoir fait d’étude environnementale préalable. La compagnie affirme toujours que Cacouna est le meilleur endroit pour une telle installation, même si le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada a signalé que le béluga est justement une espèce en voie de disparition.

TransCanada a également refusé de traduire en français tous les documents qu’elle doit présenter devant l’Office national de l’Énergie (ONE). Les 30 000 pages d’études de l’ONE ne seront pas non plus traduites en français. La décision de l’ONE est plutôt surprenante, car ce projet traversera le Québec sur 700 kilomètres. Il faut se rappeler toutefois que la loi constitutive de l’ONE oblige les commissaires à habiter Calgary et que ce sont eux qui décideront du passage de 1,1 million de barils de pétrole chaque jour sur le territoire québécois. Certains intérêts expliquent peut-être cette décision méprisante envers les Québécois.

Il faut finalement constater que TransCanada n’a pas encore remis les documents dont a besoin le Québec pour réaliser son étude environnementale concernant le pipeline d’Énergie Est. Cela aura inévitablement pour conséquence que le Québec ne pourra mener une étude rigoureuse avant de présenter sa position devant l’ONE, qui est la seule autorité décisionnelle en cette matière. Il y a fort à parier que ce retard n’est qu’une stratégie de la part de TransCanada pour empêcher que le BAPE procède à une véritable consultation.

Il sera intéressant de voir si le gouvernement Couillard, qui s’est dit au départ favorable au projet, exigera d’avoir le temps nécessaire pour mener ses études et contestera la compétence exclusive de l'ONE ou s’il se résignera à accepter les diktats de l’ONE et d’Ottawa.