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Un Québécois au Bocuse d’Or

Laurent Godbout représentera le Canada à Lyon

Chef Laurent Godbout

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Pour la toute première fois cette année, un chef québécois prendra part à la plus grande compétition culinaire au monde, le Bocuse d’Or. Les 27 et 28 janvier prochain, le chef et propriétaire du restaurant Chez l’Épicier, Laurent Godbout, s’envolera donc pour Lyon, en France, dans le but de représenter fièrement le Canada à l’occasion de la 14e édition de ce prestigieux concours.

Pour la toute première fois cette année, un chef québécois prendra part à la plus grande compétition culinaire au monde, le Bocuse d’Or. Les 27 et 28 janvier prochain, le chef et propriétaire du restaurant Chez l’Épicier, Laurent Godbout, s’envolera donc pour Lyon, en France, dans le but de représenter fièrement le Canada à l’occasion de la 14e édition de ce prestigieux concours.

Créé en 1987 par Paul Bocuse, le Bocuse d’Or est un concours biannuel révolutionnaire en matière de gastronomie, puisqu’il emprunte les codes des plus grands événements sportifs de ce monde.

«C’est un peu comme les Jeux olympiques de la bouffe», explique Laurent Godbout, qui a gagné son siège lors de la finale régionale qui l’opposait à une douzaine de chefs canadiens.

Pour la grande finale, 24 chefs de 24 pays s’affronteront dans une lutte contre la montre de 5 h 35, où chaque participant doit élaborer un plat de poisson et un de viande en 14 exemplaires. Le tout se déroule devant un public enthousiaste de milliers de personnes et un jury composé des plus illustres cuisiniers de la planète.

Les défis

Pour ajouter au niveau de difficulté, certains ingrédients sont imposés. Ainsi, les finalistes 2015 devront travailler avec la truite et la pintade.

«Il y a plusieurs défis durant la compétition. Par exemple, il faut que ça arrive chaud à la table. Étant donné qu’on n’a pas le budget des États-Unis, qui ont fait faire un plateau chauffant par BMW, on a travaillé sur d’autres idées, comme des pierres chauffées, et on a fait faire des cloches en porcelaine sur mesure.»

En effet, comme le Québec en est à sa première participation et que le concours n’est pas encore très connu de ce côté-ci de l’Atlantique, Laurent Godbout et son équipe n’ont pas pu bénéficier de budget faramineux comme le million d’euros de l’équipe française ou le budget illimité des Japonais. L’équipe canadienne devra donc se débrouiller avec un budget de 250 000 $, incluant 100 000 $ d’équipement.

Histoire culinaire

Pour se démarquer de ses concurrents et espérer s’attirer les faveurs des juges, le chef montréalais a choisi de raconter l’histoire de ses plats.

«Les gens veulent avoir une histoire quand ils se mettent à table, alors c’est ce qu’on va faire. On a utilisé des produits du Canada, alors on va remettre un livret aux juges pour leur expliquer pourquoi on a choisi la moutarde de la Saskatchewan et les morilles de la Colombie-Britannique, par exemple. On leur explique l’origine du sirop d’érable et du cidre de glace aussi. On veut leur faire connaître notre pays.»

Après un an de travail à temps plein sur ce projet, à raison de 70 à 90 heures par semaine, Laurent Godbout espère au minimum terminer parmi les sept premiers.

«Oui, j’aimerais remporter le Bocuse d’Or et on va tout faire pour y arriver, mais il y a beaucoup de choses qui entrent en ligne de compte. Ce qui est difficile, c’est de plaire aux juges, qu’ils soient Mexicains, Japonais, Chinois, Danois, Français, Allemands ou Indiens. Tu dois faire une cuisine qui va plaire à tous, donc ce n’est pas facile. Ce qui va nous donner des points, selon moi, c’est l’histoire qu’on raconte à côté, mais tout est possible...»

Les Québécois pourront suivre la compétition en direct, les 27 et 28 janvier, sur le site Web de la compétition: www.bocusedor.com. À noter que les plats du chef Laurent Godbout seront présentés le 28 janvier au matin, à 8 h 40 et 9 h 15, heure du Québec.