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La BCE lance une vaste offensive monétaire de plus de 1100 milliards d’euros

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FRANCFORT - Déterminée à contrer le risque de déflation et à stimuler l’économie de la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi des rachats massifs de dette, qui s’élèveront à plus de 1100 milliards d’euros.

Le conseil des gouverneurs «a décidé de lancer un programme élargi de rachats d’actifs» publics et privés, a annoncé M. Draghi lors de sa conférence de presse à Francfort, lançant une offensive monétaire très attendue face à la faiblesse récurrente de l’évolution des prix en zone euro.

Ces rachats d’actifs seront échelonnés à raison de 60 milliards d’euros par mois à partir de mars.

Ce programme sera mené au moins «jusqu’à fin septembre 2016» et jusqu’à ce que la BCE «observe un ajustement durable de l’évolution de l’inflation», a dit le président. La BCE a pour objectif une inflation légèrement sous 2%.

L’essentiel des rachats sera mis en oeuvre par les banques centrales nationales des 19 pays de la zone euro, et seuls 20% des titres achetés seront soumis à une mutualisation des risques, c’est-à-dire que les pertes éventuelles qui en découleront seront assumées in fine par tous les contribuables de la zone euro.

Version moderne de la planche à billets, un tel programme d’«assouplissement quantitatif» est souvent désigné par son acronyme anglo-saxon «QE».

Déjà utilisé par la Banque centrale du Japon et la Fed américaine, il vise peser sur les taux d’intérêt, afin de relancer l’activité économique par le biais du crédit, et faire remonter les prix.

Soumis à controverse sur ses effets, le choix de mettre en place «maintenant» ce programme de rachats d’actifs a été pris «à une large majorité, mais pas à l’unanimité» du conseil des gouverneurs de la BCE, a précisé