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Tout le monde à bord

Tout le monde à bord
Illustration Benoit Tardif, colagene.com

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Parmi les irritants qui plongent les voyageurs dans la névrose, l’un des plus sérieux concerne les atteintes à leur bulle personnelle. Au rayon des transports publics, c’est du côté de l’avion que la patience est la plus éprouvée. Si vous partez pour les Etats-Unis, vous avez été poli et vous avez survécu à la lente traversée des douanes. Votre destination vous conduit ailleurs ? D’autres irritants vous attendent.

Bagages à main. Valise à la main, vous atteignez enfin votre siège. Au-dessus de celui-ci, le compartiment à bagages déborde. Où déposer les vôtres. Plutôt que de lancer des regards courroucés autour de vous, faites plutôt signe à l’agent de bord qui répartira l’espace plus équitablement. Remerciez-le ensuite.

C’est mon siège ! Il arrive qu’un passager ou vous-même, n’atterrissiez pas sur le bon siège. On reste poli et on part, avec son p’tit bagage, vers la place qui nous est assignée. Surprise ! Le siège est trop étroit pour la personne d’à côté qui déborde et, de ce fait, monopolise l’accoudoir. La guerre est à la veille d’éclater. Respirez et pensez que des heures de colère sont une bien mauvaise manière de faire débuter un voyage.

Ayoye ! Ma pauvre bulle. À peine l’avion a-t-il décollé que le passager de devant avale un somnifère et incline son siège sur vos genoux. Déjà privé d’accoudoir et d’espace, vous subissez également le passager d’en arrière qui prend ses aises en campant ses genoux dans votre dossier. En réaction à votre réaction, un coup de pied dans les bagages posés sous votre siège fera valoir l’intérêt de rester tranquillement chez soi. Pour réduire un peu votre stress, concentrez-vous sur le film.

L’allée ou le hublot. Vous avez choisi le hublot ? Une autre source de joie consistera à déranger vos voisins quand vous irez vous dégourdir les jambes. À l’inverse, c’est vous qu’on dérangera si vous avez le siège de l’allée. Votre plaisir sera décuplé quand un ami de votre voisin de siège viendra converser avec lui, par-dessus votre tête...

On s’appelle et on déjeune ! En général, on ne voyage pas dans le but de se faire de nouveaux amis. Si une conversation s’engage, évitez de la faire durer trop longtemps. Si vous ne tolérez pas qu’on vous adresse la parole, soyez gentil et annoncez votre intention de lire ou de débuter votre séance de méditation.

Bravo ! À moins que ce vol soit le premier de votre existence, de grâce, évitez d’applaudir le pilote qui vient de réussir les manœuvres d’atterrissage.

À consulter pour vous détendre, un site où sont illustrées les infamies commises par les voyageurs : https://www.passengershaming.com


- Avec la collaboration de Marie-Diane Faucher

 

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