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Un blogueur dit avoir fait l’objet d’une surveillance policière

P.A. Beaulieu
Photo courtoisie P.A. Beaulieu affirme avoir fait l’objet d’une filature policière lors de la visite de Pierre Karl Péladeau, vendredi dernier, à Cap-Chat.

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Un blogueur libertarien de Sainte-Anne-des-Monts connu pour prendre des positions tranchantes sur le web affirme avoir fait l’objet d’une surveillance policière vendredi dernier lors de la visite d’un des candidats à la course à la direction du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, à Cap-Chat.

Depuis plusieurs années, P.A. Beaulieu s’en prend au député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, sur les réseaux sociaux. Il soutient que le député péquiste serait à l’origine de son congédiement à la radio régionale en 2011.

«Jeudi, j’avais signifié [sur Facebook] l’idée d’aller porter copie du jugement qui portait sur mon congédiement du FM 100,3 en 2011 dans les mains de Pierre Karl Péladeau», indique M. Beaulieu. En cour, le propriétaire de la station avait déclaré avoir congédié l’animateur à la suite de plusieurs plaintes du député.

«J’ai eu l’impression en suivant les communications radio de la SQ qu’une personne était en filature. Rendu sur place, un véhicule fantôme de la SQ était stationné à côté de moi avec deux agents. Je leur ai dit que je voulais remettre une copie du jugement à M. Pierre Karl Péladeau à sa sortie. Par la rapidité de l’intervention, j’ai l’impression que j’étais sous filature», explique le blogueur.

«J’ai l’impression que ça peut être d’abord et avant tout une mesure de sécurité envers quelqu’un qui peut paraître dangereux, analyse M. Beaulieu qui ne cache pas être un amateur de tir à la cible. Mais si les gens prennent la peine de vérifier mon passé, je ne suis pas du genre à faire des menaces pour faire valoir mon point de vue.»

Il a transmis son message via le compte Facebook de M. Péladeau. Il n’a pas eu de suites.

Le député Pascal Bérubé a déclaré au Soleil «qu’il ne fait jamais de commentaires sur la sécurité entourant ses déplacements ou ceux d’autres politiciens», lorsqu’on lui demandait s’il avait demandé l’intervention de la SQ contre le blogueur.

«On ne commente jamais tout ce qui entoure la sécurité d’un ministre ou d’un député pour des questions de sécurité», indique le porte-parole de la SQ, Claude Doiron.