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Les couleurs du jazz

Les couleurs du jazz

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Le jazz est une constellation de musiciens et d’idées. Qu’il soit bop, swing, hard-bop cool ou avant – garde, le meilleur moyen d’apprentissage passe toujours par ses créateurs et un petit coffret Blue note qui ne manque pas de piquant, ni d’émotions pures. Suivez le guide!

Fondée il y a plus de 75 ans par trois fous de jazz, la mythique maison de disques Blue Note commence lentement à renaître de ses cendres. Ouverte à tous les styles et tous les aventuriers, Blue Note est le kaléidoscope parfait pour qui veut s’initier au jazz et ses satellites sans toutefois se ruiner.

Dans un joli petit boitier qui ressemble à un étui pour cigares, cinq disques sont réunis voguant d’une époque à l’autre, avec un livret explicatif qui vaut son pesant d’or.

De Sydney Bechet à Norah Jones

Blue Note fut la première compagnie à ouvrir son catalogue au prince du saxophone soprano : Sydney Bechet.

Dans le premier disque qui va du boogie-woogie au bop, nous retrouvons donc Bechet pour Summertime, les champions des styles «stride-boogie»: Meade Lux Lewis, Earl Hines, le clarinettiste de La Nouvelle-Orléans Edmund Hall. Une mise en bouche se conclut avec le trompettiste Miles Davis et l’inclassable pianiste Bud Powell. Dans l’ordre ou dans le désordre, tout un chacun trouvera de quoi satisfaire son oreille et sa curiosité.

Si la pensée «soul» est votre champ d’intérêt, vous découvrirez l’organiste Jimmy Smith, les rythmes chaloupés du pianiste, claviériste Herbie Hancock ou l’univers cap-verdien du pianiste Horace Silver avec le très sensuel Cap Verdian Blues.

La dernière mouture branchée directement sur la «modernité» ouvre ses portes à des plus jeunes. Nous retrouvons le pianiste, concepteur Robert Glasper, la chanteuse Norah Jones ainsi que l’une des vedettes montantes, le chanteur Gregory Porter.

Un outil essentiel à prix très compétitif.

Jonathan Turgeon Trio (4.5/5)
Au fil des feuilles qui craquent
Au fil des feuilles qui craquent
Indépendant
 
Après le succès indéniable du pianiste Jérôme Beaulieu et de son trio, l’année 2015 s’ouvre avec un autre jeune interprète que nous allons surveiller attentivement. Aussi poétique que son confrère de travail, le pianiste, compositeur Jonathan Turgeon s’inscrit dans cette tendance audacieuse où les standards de jazz font place à des constructions personnelles. Très Bill Evans dans l’âme avec un je ne sais quoi de Brad Mehldau, cette nouveauté se «défend» admirablement, tant par la forte présence du pianiste que son interaction avec ses musiciens. 
3 concerts à surveiller
 
24 janvier 20 h 30
au Dièse Onze
Yannick Rieu, saxophoniste ténor et soprano
Avec son ensemble Spectrum 4
 
29 janvier 20 h 30
Au  Upstairs
Jean Derome, saxophoniste alto et baryton
Normand Guilbeault, contrebassiste 
Pierre Tanguay, batteur 
 
30 janvier 20 h 30
Au Dièse Onze
André Leroux, saxophoniste ténor 
Ben Charest, guitariste
The Charest Project