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Des vaccins expérimentaux contre Ebola sur le terrain

Les 300 premières doses arrivent au Liberia

HEALTH-EBOLA/
PHOTO REUTERS Quelque 300 doses d’un premier vaccin à être testé dans les zones touchées par Ebola sont arrivées au Liberia, un des pays les plus affectés par l’épidémie.

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Paris | Les essais de vaccins expérimentaux contre le virus Ebola s’accélèrent, avec l’arrivée des premières doses annoncées pour des tests dans la zone d’Afrique de l’Ouest frappée par l’épidémie.

Paris | Les essais de vaccins expérimentaux contre le virus Ebola s’accélèrent, avec l’arrivée des premières doses annoncées pour des tests dans la zone d’Afrique de l’Ouest frappée par l’épidémie.

Le lancement de tests cliniques de deux vaccins potentiels sur plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les zones contaminées d’Afrique de l’Ouest, qui avait fait l’objet d’une annonce début janvier par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), se concrétise avec l’envoi au Liberia des 300 premières doses d’un des deux candidats vaccins.

Ce premier vaccin, le ChAd3 (ou cAd3-ZEBOV), développé par la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline), contient des éléments génétiques provenant de deux souches du virus Ebola (Soudan et Zaïre), acheminés par un adénovirus responsable du rhume chez les chimpanzés, un agent inoffensif pour l’homme.

Les tests de sécurité (dits de phase 1) aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Suisse et au Mali, sur environ 200 volontaires en bonne santé, ont montré «un profil de sécurité acceptable», selon le laboratoire GSK. Ce laboratoire envoie les premières doses au Liberia dans le cadre d’un grand essai de phase 3 (d’efficacité) qui mobilisera au total jusqu’à 30 000 volontaires.

GSK précise travailler en concertation avec l’OMS et les centres de contrôles des maladies (CDC) américains, pour mettre sur pied des essais dans les deux autres pays affectés par Ebola, Sierra Leone et Guinée.

Étape importante

Les essais cliniques préliminaires (phase 1) «encourageants» conduisent à passer aux étapes suivantes avec la vaccination de volontaires, incluant «les professionnels de santé en première ligne» face à l’épidémie, selon le Dr Moncef Slaoui, responsable des vaccins à GSK.

«C’est une étape importante pour le développement du vaccin contre le virus Ebola», commente le virologue britannique Jonathan Ball, de l’Université de Nottingham, en rappelant que le seul moyen de démontrer l’efficacité d’un vaccin est de le tester sur les populations risquant le plus de contracter l’infection.

Parallèlement, GSK prévoit de compléter les données sur la bonne tolérance de son vaccin par d’autres tests dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest qui ne sont pas touchés par l’épidémie.