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L’économie québécoise toujours fragile

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Photo d'archives En campagne électorale au printemps dernier, le Parti libéral de Philippe Couillard promettait de créer 250 000 emplois.

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Pour 2015, le Québec a besoin d’une stratégie de relance, selon l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC).

Pour 2015, le Québec a besoin d’une stratégie de relance, selon l’Institut de recherche en économie contemporaine (IREC).

Dans un bilan économique de 2014 assorti de pistes de solution pour 2015, l’IREC soutient que le Québec aurait intérêt à imiter l’Ontario et les États-Unis. Nos voisins «combinent des politiques de la demande et de l’offre pour relancer l’emploi et faciliter la transition vers l’économie du 21e siècle, plus soutenable», a relevé la note de l’IREC publiée hier.

Tendances lourdes

En campagne électorale au printemps dernier, le Parti libéral de Philippe Couillard promettait de créer 250 000 emplois. Or le Québec a perdu 15 800 emplois, dont 9700 à temps plein, de décembre 2013 à décembre 2014. «En matière d’emplois à temps plein perdus, c’est la pire performance en 15 ans», a souligné l’IREC.

Le déséquilibre fiscal perdure, avance encore l’analyse de l’IREC: «La proportion du financement fédéral dans les recettes totales du gouvernement demeure largement en deçà de ce qu’il a été dans les années 1980 et la première moitié de la décennie suivante.»

Autre élément négatif, les entreprises ne font pas leur juste part fiscalement parlant. Abaisser les impôts des entreprises devait leur permettre d’investir et stimuler leur croissance. «La vérité, c’est que les entreprises n’ont pas réinvesti en proportion», a déclaré le directeur général de l’IREC, Robert Laplante.

Enfin, les écarts de richesse prennent de l’ampleur.

et Demain ?

Le portrait n’est pas entièrement noir. «Les perspectives quant au prix du pétrole et à la valeur du dollar canadien sont très encourageantes et le commerce international devrait contribuer significativement à la croissance économique du Québec en 2015», avance l’IREC.