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«Vive le négligé!» - Jean Pascal

Le boxeur sait qu’il aura cette étiquette contre Sergey Kovalev le 14 mars

SPO-Entraînement public PASCAL vs BOLONTI
Photo d’archives Jean Pascal mettra les bouchées double lors de l’entraînement, lui qui sera le négligé lors de son combat face au boxeur russe Sergey Kovalev.

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Quand il montera sur le ring avec Sergey Kovalev pour son combat d’unification des mi-lourds, Jean Pascal sait qu’il sera le négligé de la majorité des parieurs. Toutefois, c’est un rôle qu’il affectionne et qui n’est pas de l’inconnu pour lui.

Au cours de sa carrière, le boxeur de 32 ans (29-2, 17 K.-O) s’est souvent retrouvé avec cette étiquette avant un combat majeur. Ce fut notamment le cas lorsqu’il a affronté Chad Dawson et Carl Froch, deux adversaires qui étaient en pleine ascension quand ils ont croisé le fer avec le Québécois.

Avant même qu’il ne lance un coup de poing, on ne donnait pas cher de la peau de Pascal. Toutefois, grâce à une bonne stratégie et à un menton de granit, il est parvenu à faire ravaler les paroles à plusieurs observateurs.

«J’aime être le négligé, a raconté Jean Pascal lorsque rencontré à Las Vegas la semaine dernière. Contre Kovalev, personne ne s’attend à rien de ma part. C’est une bonne chose, car ça m’enlève de la pression, alors vive le négligé!»

Une source de motivation

De son propre aveu et de celui de son entraîneur Marc Ramsay, le titre de négligé lui procure une source de motivation supplémentaire pendant sa préparation d’avant-combat.

«J’aime être dans cette position parce que je suis quelqu’un qui aime avoir raison, a ajouté Pascal. Quand je gagne mon combat, je suis en mesure de prouver ce que j’avançais avant le duel.»

«Ça le réveille quand il est au gymnase, a souligné Ramsay. Habituellement, il faut garder Jean sur la ligne afin de le garder allumé. Toutefois, quand il est négligé, il est capable de repousser ses limites.»

Il faudra maintenant voir si Pascal sera en mesure de confirmer les propos de son entraîneur en livrant une performance qui lui permettra de prendre le contrôle de la catégorie des 175 lb.

Plus gros défi de sa carrière

Plusieurs amateurs aiment critiquer Pascal en raison de ses déclarations, mais ceux-ci ne pourront jamais lui reprocher d’avoir de petits objectifs.

Depuis son arrivée chez les pros, le pugiliste n’a jamais hésité à se mesurer à de grosses pointures même s’il avait des chances réelles de perdre. On n’a qu’à penser à ses affrontements contre Chad Dawson, Carl Froch, Bernard Hopkins, Lucian Bute et Adrian Diaconu.

Cette fois, il en découdra avec Sergey Kovalev qui s’est amusé avec Hopkins en novembre dernier.

«C’est un défi plus grand que Hopkins et Dawson. Il possède trois ceintures et il est au sommet de sa carrière.»

Plusieurs pugilistes auraient reculé, mais ce n’est pas dans la nature de Pascal qui carbure aux défis comme ceux-là.

Quand il a affronté Lucian Bute l’an dernier, le protégé d’InterBox avait choisi les villes de Las Vegas et de Big Bear Lake pour y tenir son camp.

Comme on ne change pas une recette gagnante, Pascal a décidé de la répéter pour son duel contre Kovalev.

«Ça avait très bien fonctionné et j’avais livré une de mes meilleures performances en carrière contre Bute, a-t-il raconté. J’ai pensé que ce serait une bonne chose de répéter l’expérience.»