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Coupable d’abus de confiance, Denis Despelteau pourra purger sa peine de 15 mois dans la collectivité

Denis Despelteau
Photo Jocelyn Malette Denis Despelteau

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Un inspecteur-chef à la retraite de la Sûreté du Québec purgera 15 mois de détention «à domicile» pour abus de confiance et fabrication de faux documents.

Denis Despelteau, l’un des cinq ex-hauts gradés de la SQ accusés relativement à des malversations liées au fonds de dépenses secrètes de ce corps policier, a reçu sa peine hier, au palais de justice de Montréal.

L’ancien officier de 62 ans évite l’emprisonnement ferme parce qu’il a vite reconnu sa culpabilité et n’a joué qu’un rôle «accessoire» dans cette affaire, a mentionné le juge Yvan Poulin.

«Je regrette sincèrement les gestes posés», a déclaré le policier retraité contre qui des accusations de vol et de fraude ont été abandonnées à la suite de son plaidoyer de culpabilité.

«Ç'a mis fin de façon abrupte à une belle carrière et je dois vivre avec ça. Mais j'en accepte les conséquences», a-t-il ajouté devant le juge.

Sommes détournées

Les détails de cette enquête indépendante — que l’ex-ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron avait ordonnée en décembre 2012, à la demande de l’ancien grand patron de la SQ, Mario Laprise — ont été frappés d’un interdit de publication.

Il est cependant permis de rappeler que Denis Despelteau a touché plus de 200 000 $ pour ses services de consultant et de négociateur patronal lors du renouvellement de la dernière convention collective des policiers provinciaux, en 2011.

Cette somme a été détournée du fonds de dépenses secrètes de la SQ, pourtant réservé à financer des enquêtes sur le crime organisé et à payer des informateurs de police.

Jeu compulsif

En plus d’être assigné à résidence 24 heures sur 24 durant la première moitié de sa peine, Despelteau devra compléter une thérapie pour régler son problème de jeu compulsif. Cette dépendance aurait contribué aux infractions reprochées.

Il devra s’abstenir de se trouver dans un casino ou tout autre établissement exploitant des appareils de loterie vidéo.

Quatre autres anciens hauts gradés de la SQ accusés dans cette affaire sont toujours en attente de procès. Il s’agit de l’ancien grand patron de la SQ, Richard Deschesnes, des ex-directeurs adjoints Steven Chabot et Jean Audette, ainsi que l’ex-inspecteur-chef Alfred Tremblay.