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Une récompense pour Dumont

« C’est clair que tu espères toujours que ton tour viendra » - Gabriel Dumont

Gabriel Dumont
Photo MARTIN CHEVALIER / LE JOURNAL Gabriel Dumont

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MONTRÉAL | Drayson Bowman, Eric Tangradi, Sven Andrighetto et Christian Thomas ont tous fait le voyage entre Hamilton et Montréal avant Gabriel Dumont. Après plusieurs semaines à patienter, le capitaine des Bulldogs a trouvé une façon pour ne pas se faire oublier dans la Ligue américaine.

Quelques minutes après la victoire de 3 à 2 contre les Stars de Dallas, le Canadien a tendu une perche à Dumont. Il n’a toutefois reçu aucune promesse sauf celle d’accompagner l’équipe pour le périple à Manhattan.

« Chaque fois qu’on rappelle un joueur, il y a une possibilité de le voir jouer, mais il ne faut pas oublier qu’on ne voulait pas partir sur la route avec seulement 12 attaquants, a mentionné Michel Therrien en conférence de presse. Gabriel mérite de se joindre à notre groupe. Il est un guerrier à Hamilton et Sylvain Lefebvre est très satisfait de son travail. D’un côté, nous souhaitions reconnaître son boulot avec les Bulldogs. C’est un joueur qui a beaucoup de hargne sur la patinoire, il a le cœur à la bonne place. »

Avant de recevoir l’appel de Marc Bergevin, Dumont traversait de bons moments avec les Bulldogs. À ses cinq derniers matchs, le petit centre de 5 pi 10 po et 184 lb a récolté sept points, dont cinq buts.

D’un grand calme

À son premier entraînement avec le grand club, Dumont se retrouvait dans la chaise du 13e attaquant, ce qui n’est jamais un bon signe. Il alternait avec Manny Malhotra comme centre du quatrième trio aux côtés de Michaël Bournival et de Christian Thomas.

À sa sortie de la glace à quelques heures du départ pour New York, le Québécois était assez stoïque devant les journalistes.

« Avec le nombre de rappels, tu deviens un peu plus calme, a souligné l’ancien des Voltigeurs de Drummondville. Je pense que c’est la quatrième fois que je me fais rappeler. Je ne peux pas dire que je deviens habitué, mais je sais à quoi m’attendre. J’ai plus d’expérience. Je sais aussi ce que le Canadien recherche de moi. Si j’ai la chance d’embarquer dans la formation, je voudrai faire mon travail. »

À 24 ans, Dumont doit aussi commencer à regarder l’horloge. Le temps presse de plus en plus pour lui. Une affirmation qu’il ne partage pas entièrement.

« Oui et non, réplique-t-il. Chaque fois que tu te fais rappeler, tu veux que ce soit la dernière fois. Ton but restera toujours de rester avec le grand club. Plus le temps passe, plus tu veux rester. Mais, il y a des gars de nos jours qui atteignent la LNH à 25, 26 ou 27 ans. Ce n’est pas trop stressant. »

« Je n’ai pas oublié mon rêve, je veux jouer dans la LNH, a-t-il poursuivi. J’ai fait du progrès cette saison et je me sens bien. Mentalement, je suis persuadé que je peux jouer dans la LNH, mais je dois maintenant le mettre en pratique. »

Chasser l’étiquette

Maintenant capitaine à Hamilton, Dumont refuse de croire qu’il est condamné à jouer uniquement dans cette ligue. À ses yeux, le « C » de capitaine sur son chandail n’a rien d’un cadeau empoisonné. Il connaissait visiblement bien la réponse à offrir pour atténuer cette prétention.

« Quand tu regardes au sein de l’organisation, de jeunes joueurs ont déjà porté des lettres, a-t-il dit. À sa première saison à Hamilton, Jarred Tinordi portait un « A ». Ça ne signifiait pas qu’ils voulaient le laisser dans les mineurs toute sa carrière. Un gars comme Kyle Chipchura a été capitaine des Bulldogs à sa deuxième saison à Hamilton. Encore une fois, ils ne souhaitaient pas le laisser uniquement dans la Ligue américaine.

« Pour les Marlies de Toronto, le capitaine est Trevor Smith. Même s’il a un « C », il fait souvent la navette entre les Maple Leafs et les Marlies. »


  • Dumont se retrouve au troisième rang des marqueurs chez les Bulldogs avec 27 points (12 buts, 15 aides) en 40 matchs. Charles Hudon est toujours au sommet avec 36 points.