/lifestyle/columnists
Navigation

Bien s’entendre avec son ex

Ilustration pour Zone LibreMaxim MartinIllustration Benoit Ta
Illustration Benoit Tardif, colagene.com

Coup d'oeil sur cet article

Quand je parle de ma relation avec la mère de ma fille, je dis souvent en joke que ce que l’on a réussi de mieux, c’est notre séparation... Le pire, c’est que c’est vrai!

Bien s’entendre avec son ex pour moi semble une évidence.

Quand tu as des enfants avec quelqu’un et qu’il y a une rupture, ça devrait être ton objectif numéro 1!

Pas le choix de mettre ton ego de côté, de piler sur ton orgueil et de trouver rapidement le bon compromis, car lorsqu’on parle du bonheur d’un enfant, il n’y a aucune place pour ton égoïsme ni ta petite guéguerre personnelle.

Facile à dire, plus difficile à faire, vous dites? Entièrement d’accord... Mais, en fin de compte, t’as juste pas le choix!

Mon ex m’aide à gérer mes réseaux sociaux. Une fois par année, on se fait des vacances de famille avec notre fille. Comme j’habite dans les Laurentides, parfois je vais coucher chez elle en ville quand j’ai des rencontres tôt ou de la radio. De son côté, elle en profite pour aller coucher chez son chum... avec qui je m’entends très bien.

On n’a jamais eu recours à des avocats ou à un médiateur. Comme nos horaires, la pension a pris une discussion de 15 minutes.

Je sais que notre situation sort de l’ordinaire et oui, je vous avoue que ça n’a pas toujours été ainsi, mais voici le secret de notre réussite: on a travaillé fort pour y arriver!

Et qui sort le plus gagnant de cette situation-là? Notre fille! Et ça, ça devrait toujours être le point central.

Ça me fait grincer des dents quand j’entends parler de père absent qui s’en fout ou de prise d’otage de la mère juste pour se venger de son EX.

Il y a bien sûr aussi ceux qui restent en couple et attendent que les enfants soient plus vieux avant de se séparer, mais ça, c’est un autre sujet... tout aussi malsain.

Exceptions

Bon, je sais qu’il y a des exceptions. Quand il y a de la violence ou de l’abus de substance, tu n’as pas le choix de t’éloigner de l’autre, mais parlons ici d’une séparation «normale» où il y a juste eu une date d’expiration de la relation.

Le cas dont on est souvent témoin, c’est lorsque l’autre est parti avec quelqu’un d’autre. Je ne l’ai pas vécu, mais je peux imaginer la douleur ainsi que la blessure profonde que tu dois guérir. Cela dit, aussi douloureux que ça puisse être, ce n’est pas parce que l’autre a été un trou-de-cul dans la séparation qu’il ou elle est un mauvais parent.

Mais le pire selon moi, c’est le nouveau conjoint ou conjointe qui n’accepte pas la relation de parents de l’autre.

C’est déjà beaucoup de travail et d’énergie d’entretenir une bonne relation parentale que tu n’as certainement pas besoin de ça en plus.

Si tu aimes vraiment l’autre, c’est que tu lui fais confiance. Concentre-toi sur son amour pour vaincre tes insécurités. Cette pression que tu mets sur ton conjoint ou conjointe, ce sont les enfants qui la ressentent... Et personne n’a à payer parce que tu n’as pas réglé tes bébittes.

Je le répète, quand tu as eu des enfants avec quelqu’un, ou que tu es dans une relation où ils font partie du forfait, tu n’as pas le choix de mettre ton ego, ton orgueil et ton égoïsme de côté, car la job numéro 1 de tous les parents, c’est de maintenir le sourire sur le visage des gamins... Tout le reste est secondaire!