/weekend
Navigation

Prêt à tout pour séduire la France

Olivier Dion lors du tournage du vidéoclip pour Si j’étais son s
photo courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Un contrat de disque avec la multinationale Sony, un vidéoclip tourné dans les décors paradisiaques de Saint-Martin et un album en préparation ne laissent planer aucun doute: le rêve de gamin d'Olivier Dion, faire carrière en France, est en train de se réaliser. Et beaucoup plus vite que prévu.

«J’ai toujours rêvé grand», lance le Québécois de 23 ans, sans qu’on perçoive le moindre soupçon d’arrogance dans sa voix.

«Quand j’étais jeune, mon père [grand fan de musique] me parlait souvent de la France. “Ça marcherait”, disait-il. On le disait en rêvant. Aujourd’hui, c’est arrivé. Je me suis toujours dit que je ne me limiterais pas dans mes aspirations et on verra où ça va me mener. Je me disais que si les portes s’ouvraient en France, ça me tenterait tellement d’y aller. Mais j’avoue que jamais je n’aurais cru que ça arriverait si vite.»

Un album différent pour la France

Lorsque Le Journal a joint Olivier Dion, lundi dernier, il était à Paris et venait tout juste, avec son équipe française, de voir les premières images du vidéoclip de la chanson Si j’étais son soleil, qu’il venait de tourner dans la chaleur des Antilles.

Pendant cette courte escale parisienne (il devait rentrer au pays mercredi en vue d’une série de concerts), le chanteur devait également donner des entrevues pour des blogues, sites web et stations de radio, et travailler à la préparation d’un album de huit chansons originales que Columbia Records France, la filiale de Sony qui l’a pris sous son aile, souhaite sortir au printemps. Ce qui signifie que ce n’est pas avec son premier album québécois, paru en 2014, que l’artiste attaquera le Vieux Continent.

«Mon album au Québec ne convient pas exactement au marché français, qui est très différent. Ici, c’est plus électro, plus dansant. Au Québec, on a plus de rock dans notre pop. On aurait pu prendre le risque, mais l’équipe d’ici croit, de par leur expérience, que ça n’aurait pas fonctionné en France.»

Non à l’anglais... pour l’instant

Si la France l’adopte, Olivier Dion se dit prêt à s’y doter d’un pied-à-terre comme d’autres Québécois l’ont fait auparavant. Mais pas question d’abandonner complètement le Québec. S’il le faut, il deviendra l’un des meilleurs clients des transporteurs aériens offrant des liaisons Montréal-Paris.

Il n’a cependant pas l’intention d’imiter les nombreux artistes français qui optent pour l’anglais. Il entend demeurer fidèle à la langue de Molière.

«On cible vraiment le marché francophone. Un jour, je veux chanter en anglais, ne serait-ce que quelques chansons. Mais pour l’instant, ça se passe en français.»

Une image qui va servir

Comme il est un petit nouveau dans le paysage musical français, les médias cherchent à en savoir plus sur sa vie et ses origines. Étrangement, on ne lui a pas demandé trop souvent s’il est le petit frère de Céline Dion. Les questions sur sa vie amoureuse n’ont pas été très nombreuses non plus pour le moment. À sa grande surprise, avoue celui qui sait que son image de beau garçon servira sa cause auprès du public français.

Olivier Dion n’entend pas cacher qu’il est amoureux d’une Québécoise, même si les gens de sa compagnie de disques préféreraient qu’il joue la carte de la discrétion sur ce sujet.

«On s’est posé la question et nous n’en sommes pas arrivés à une conclusion, alors je dois me démerder en entrevue. Ils m’ont quand même laissé entendre que c’est plus facile de vendre un artiste célibataire. Mais d’un autre côté, cette théorie n’a jamais vraiment été prouvée. Alors je prends ça comme ça vient», s’amuse-t-il.


Dans sa conquête française, tout indique qu’Olivier Dion aura un coup de main inespéré. Véronic Dicaire l’a invité à assurer la première partie de sa série de concerts à l’Olympia de Paris, du 18 au 20 février. Questionné à ce sujet, il a indiqué qu’il ne pouvait rien confirmer encore. Il faudra donc attendre avant de savoir s’il a accepté cette alléchante invitation.