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Condamné à verser 7000$ pour avoir charcuté la haie mitoyenne

Haie Longueuil
Photo courtoisie Les voisins de Christiane Belle et de Luc Robida ont décidé en 2010 de remplacer la haie mitoyenne par une clôture sans obtenir leur consentement. Une faute qui vient de leur coûter 7000 $.

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Un couple de Longueuillois qui a charcuté une haie mitoyenne sans l’approbation de ses voisins vient d’être condamné par un juge à leur verser pas moins de 7000 $.

«Il aurait pu construire une clôture de son bord sans couper la haie. Il a fait ça juste pour nous embêter», dit Christiane Belle.

La résidente de la rue de Provence est satisfaite du jugement de 7000 $ obtenu contre ses voisins Thérèse Côté et Michel Sicé (depuis décédé) pour avoir massacré en 2010 la haie de caraganas qui séparait leurs terrains.

«La coupe radicale de la haie et l’installation d’une clôture opaque ont fait en sorte que les quelques individus qui ont réussi à se régénérer quelque peu n’avaient plus aucune chance de survie», écrit le juge Claude Laporte dans sa décision rendue le 23 décembre.

Le magistrat rappelle qu’il faut consulter ses voisins pour tout ce qui concerne la partie mitoyenne des terrains. Si aucune entente ne survient, on peut alors s’adresser aux tribunaux.

Le problème, c’est que le couple Côté-Sicé prétendait, lettre d’avocat à l’appui, que la haie était dans sa cour et non à la limite des terrains.

Ce n’est qu’après une dizaine d’années de frictions, soit à l’audience au palais de justice de Longueuil le 15 décembre dernier, qu’on concédera qu’elle était bien située sur la ligne séparatrice des terrains.

Trois rappels

PENDANT
Photo courtoisie
PENDANT

Il faut dire qu’il n’y a jamais eu de lune de miel entre les voisins depuis l’arrivée de Christiane Belle et de son conjoint Luc Robida en 2005.

Moins de deux mois après l’achat de la maison, les voisins coupent la haie à 30 cm du sol. Mme Belle est choquée.

Les deux couples ne se parlent pas, mais les choses se calment jusqu’en 2010, quand Mme Côté annonce qu’ils vont enlever la haie pour la remplacer par une clôture.

Mme Belle envoie alors deux mises en demeure leur enjoignant de ne pas couper la haie. Mais en novembre 2010 l’amputation est quand même effectuée.

«Il n’y a plus rien à faire avec cette haie», conclut en 2014 l’expert Jacques Lebœuf, qui estime à plus de 9000 $ le coût d’achat et de plantation des 94 pieds de haie.

Le juge condamne alors les voisins au maximum de 7000 $ pour les causes inscrites à la Cour des petites créances.

Incompréhension

APRÈS
Photo courtoisie
APRÈS

Ce n’est pas une haie, mais un grand fossé d’incompréhension qui s’est creusé au fil des ans entre les voisins.

«Après avoir fait vivre un enfer à [...] mes parents [...], ceux-ci ont le culot d’intenter une poursuite pour les dommages que mes parents leur auraient soi-disant fait subir», a écrit au juge le fils du couple Sicé, Jacques, au moment des plaidoyers.

De toute évidence, le juge n’a pas vu les choses sous le même angle puisqu’il a entièrement donné raison aux voisins.

La famille Sicé n’a pas répondu à l’appel du Journal.

 

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