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Avant qu'il n'en reste plus: un barolo et un vouvray sec

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Bon j’exagère un peu dans le cas du vouvray, un vouvray sec en passant, car il est encore relativement facile à trouver. Mais le barolo, lui, se fait plus rare.

Et pour cause, car la SAQ n’en a acheté que 50 caisses (il faut dire, cependant, qu’on avait déjà eu ce vin il y a quelques années).

Ce barolo, c’est le Beni di Batasiolo Riserva 2005 (37,35 $).

J’avoue avoir eu un coup de coeur pour ce vin, surtout en considérant son rapport qualité-prix.

Les barolos, de façon générale, ne sont pas donnés, on le sait.

En plus d’être un vin qui n’est pas toujours évident à apprécier, pour un palais non-averti.

C’est un vin construit sur une acidité et des tannins bien présents.

Et c’est la raison pour laquelle le master of wine britannique bien connu Michael Broadbent, aimait dire que «le barolo, c’est l’université du vin»,  rappelait l’automne dernier, lors de son passage à Montréal, M. Gianni Gagliardo, président de l’académie du Barolo et viticulteur (Poderi Gianni Gagliardo) .

L’université du vin justement parce qu'il faut avoir fréquenté les bancs des autres cépages pour apprécier le charme de la relative austérité du nebbiolo, le cépage avec lequel est fait le barolo.

Tout ceci pour dire que même sans avoir beaucoup fréquenté les petites et moyennes écoles du vin, ce Barolo Riserva 2005 est si charmeur qu’on ne peut pas ne pas l’apprécier.

Traditionnellement, les barolos sont élevés dans des grands foudres de châtaignier ou de chêne de Slovénie.

Celui-ci a passé trente mois dans ces derniers foudres et, bien que ce ne soit pas du bois neuf, cela aromatise finement ces vins et leur donne une signature particulière.

Ici la structure est bien enrobée par un fruit généreux et charmeur, et l’ensemble est souple et fondu, mais pourra tenir encore longtemps.

Bref, si votre expérience vous a amené à croire (et pas nécessairement à tord, hélas) que les barolos sont trop souvent avares de leur fruit, laissez-vous convaincre du contraire par celui-ci.

  • Barolo Riserva 2005, Beni di Batasiolo, 13,5%, Italie Prix 37,25 $ Code 11599231 ***1/2+ (17,5/20).

 

Vincent Carème

 

Les vins de Vincent Carème, écrivent Michel Bettane et Thierry Desseauve dans leur Guide des vins de France, se démarquent nettement des autres vins de l’appellation.

«Il y a un goût spécifique dans les vouvray de Vincent qui les fait ressembler à aucun de leurs pairs», écrivent-ils.

Ce Vouvray Sec 2013 (27,00 $) vous en convaincra facilement.

Nez invitant et particulier où se mêlent des arômes mellifères, de pommes mures et de poire (coing). La bouche suit ans le même registre, sur une ossature minérale qui donne au chenin blanc, ici, une expression vraiment particulière. C’est frais, vibrant, charmeur. Bref, coup de cœur.

  • Vouvray Sec 2013, Domaine Vincent Carème, 12%, France Prix 27,00 $ Code 11633612 ***1/2 + (17,5/20).