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Cycliste tué par la police dans Saint-Roch : le rapport d'enquête de la SQ remis au DPCP

Le 5 septembre dernier, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont effectué une reconstitution de la scène de l'accident dans Saint-Roch.
AURÉLIE GIRARD/AGENCE QMI Le 5 septembre dernier, les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont effectué une reconstitution de la scène de l'accident dans Saint-Roch.

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La Sûreté du Québec (SQ) a remis mardi au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) son rapport d’enquête visant à faire la lumière sur les circonstances et les causes entourant la mort d’un cycliste qui a été happé mortellement par une autopatrouille de la police de Québec le 3 septembre 2014 dans le quartier Saint-Roch.

À la suite de l’accident qui a coûté la vie à Guy Blouin, 48 ans, une enquête indépendante avait été confiée à la SQ, comme le veut la procédure lorsqu’il y a mort d’homme lors d’une intervention policière.

«On a été avisé que le rapport a été déposé au bureau du DPCP, un ou des procureurs vont se pencher sur le dossier. Ils examineront la preuve pour déterminer s’il y a eu commission d’un acte criminel et si des accusations doivent être portées», a indiqué René Verret, porte-parole du DPCP, précisant que l’analyse du rapport pourrait prendre plus d’un mois.

Rappel des événements

Le 3 septembre, Guy Blouin circulait en direction ouest sur la rue Saint-François Est quand deux policiers ont voulu l’intercepter. Le cycliste a été happé lorsque les policiers à bord de l’autopatrouille ont reculé.

L’homme qui s’est retrouvé sous la voiture a succombé à ses blessures après avoir été transporté à l’hôpital. Selon la SQ responsable de l’enquête, les policiers impliqués ont appelé les ambulanciers après l’accident et ont aidé l’homme à se relever. La victime s’est ensuite rendue par elle-même à l’ambulance.

Les événements ont suscité l’indignation dans le quartier Saint-Roch dans les jours qui ont suivi le drame. Plusieurs résidants du secteur ont participé à des manifestations et des vigiles près de la rue du Parvis en accusant les policiers de Québec de faire du profilage dans le quartier. Plusieurs d’entre eux s’interrogeaient également à savoir s’il s’agissait véritablement d’un accident.