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Les écoles manquent d’autonomie

Jean-François Roberge
Photo d'archives Jean-François Roberge, député de la CAQ et porte-parole en matière d’éducation.

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La décision d’une commission scolaire d’interdire les friandises à l’école, même lors de jours de fête comme l’Halloween, est le «symptôme d’une maladie plus grave» qui illustre à quel point les écoles manquent d’autonomie, selon la Coalition avenir Québec (CAQ).

«C’est une belle illustration d’un système dysfonctionnel. Des parents qui siègent sur le conseil d’établissement d’une école ne peuvent même pas décider de donner des petits cœurs en bonbons à la Saint-Valentin. Ils n’ont même pas cette autonomie-là», lance Jean-François Roberge, député de la CAQ et porte-parole en matière d’éducation.

Samedi, Le Journal rapportait que la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, à Québec, avait décidé que d’ici deux ans, les élèves n’auront plus le droit de manger des friandises à l’école, et ce, sous aucun prétexte.

Présentement, les enfants peuvent déroger aux règles deux fois par année, lors d’activités spéciales organisées pour Noël ou l’Halloween, par exemple. Mais d’ici deux ans aucune exception à la politique sur les saines habitudes de vie ne sera tolérée.

Selon M. Roberge, cette décision a été prise au «mauvais endroit». C’est l’école, et non la commission scolaire, qui devrait prendre cette décision, affirme-t-il.

Un point de vue partagé en partie par la Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ), qui croit aussi qu’une telle décision devrait être prise dans chaque école, en consultation avec les parents. «C’est chaque milieu qui doit décider», affirme sa nouvelle présidente, Corinne Payne.

Le ministre de l’Éducation, Yves Bolduc, semble lui aussi sensible à ces préoccupations puisqu’il a déjà annoncé que le projet de loi qu’il déposera ce printemps renfermera de nouvelles mesures pour donner davantage d’autonomie aux écoles.

Quant à la décision de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, le sujet fera l’objet de discussions lors d’une prochaine rencontre des élus, a indiqué hier le président René Dion. Il est cependant trop tôt pour dire si la décision pourrait être modifiée.

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