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«Nicolas Gauthier constitue mon fonds de pension»

Nicholas Perron, l’entraîneur du Rouge et Or, voit son nageur aux Jeux de 2020

Nicholas Perron (à droite)
Photo Simon Cliche L’entraîneur Nicholas Perron (à droite) voit grand lorsqu’il songe à son protégé Nicolas Gauthier.

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«Il y a quelques années, j’ai déclaré à la blague que Nicolas constituait mon fonds de pension. Je le vois maintenant aux Jeux olympiques de 2020.»

Entraîneur de l’équipe de natation du Rouge et Or depuis 2004, Nicholas Perron a vu passer plusieurs athlètes d’élite dans son club. «Mais le cas de Nicolas Gauthier est spécial.»

À seulement 19 ans, Gauthier mesure 6 pi 9 po. S’il a connu une bonne progression dans les deux dernières années au sein du réseau civil, ses résultats du dernier mois emballent Perron.

«Nicolas a connu une croissance fulgurante et n’était pas parmi les meilleurs à 16-17 ans. Puisqu’il ne cessait de grandir, il a dû apporter plusieurs ajustements.

«Dans le dernier mois, il est devenu excitant dans la piscine. Ses résultats ne rendent pas encore justice à son potentiel, mais il en possède un certain.»

CHAMPIONNAT CANADIEN

Quant au principal intéressé, il se greffera à l’équipe universitaire du Rouge et Or à l’automne. D’ailleurs, l’Université Laval a annoncé qu’elle serait l’hôte du championnat canadien de 2016.

Une situation qui emballe Gauthier.

«À ma première année, je ne pouvais demander mieux. Ça me motivera davantage de connaître de bonnes performances», a confié celui qui étudiera dans un des programmes de génie.

S’il possède une grande taille, Gauthier ne fait que commencer à réaliser son grand potentiel.

«Ça fait quelques années que Nicholas me dit que je suis son fonds de pension. J’avoue toutefois que ça ne fait pas longtemps que je crois en mes possibilités. Je ne serai probablement pas prêt pour les Jeux de 2016, mais j’ai ceux de 2020 dans la mire.»

UNE RARETÉ

Quant à Perron, qui a toujours soutenu que la natation constituait un sport d’équipe, il salive à l’idée d’aligner Gauthier au sein de sa formation universitaire.

«Les équipes cherchent des crawleurs [nageurs de vitesse] et Dominique en est un. C’est-à-dire qu’en plus des courses individuelles, il pourra nous aider dans les relais. L’avenir de Nicolas s’annonce reluisant surtout que les meilleurs sprinteurs au monde ont entre 25 et 30 ans.»

Deuxième meilleur sprinteur au Canada, Dominique Massie-Martel travaille de concert avec le jeune Gauthier. Une situation que Perron prise particulièrement.

«À l’entraînement, le jeune pousse le vétéran et ce dernier le lui rend bien. La situation est donc doublement payante.»

À la fin de mars, Gauthier participera aux essais des Jeux panaméricains.

«L’objectif sera qu’il nage au moins dans une finale B. Malgré son jeune âge, il est rendu là dans sa carrière. Nicolas doit aussi se dire qu’il est rendu là.»