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Péladeau admet qu'il exerce toujours un contrôle sur le C.A. de Québecor

PQ, Pierre Karl Peladeau
Photo Archives / Agence QMI

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Pierre Karl Péladeau a toujours la mainmise sur le conseil d'administration de Québecor.

«Oui, j’ai le contrôle», a reconnu mercredi l'aspirant chef péquiste, en marge d'un caucus des députés de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale.

À titre d'actionnaire de contrôle de Québecor, le député de Saint-Jérôme a le pouvoir de nommer les trois quarts des membres du c.a.. «C’est une structure d’actionnariat qui existe depuis au moins une vingtaine d’années, peut-être davantage, alors oui, ça me permet, à l’heure actuelle, de nommer les administrateurs pour 75 % de la composition du conseil», a-t-il précisé.

PKP a réitéré son engagement de mettre ses actions de Québecor dans une fiducie sans droit de regard s'il devient chef du PQ, mais pas avant.

L’arrivée en politique de Pierre Karl Péladeau et sa participation à la course à la direction du Parti québécois ont soulevé de nombreuses questions sur l’influence qu’il pourrait exercer sur les médias qu’il contrôle.

Le député péquiste de Rosemont, Jean-François Lisée, qui s’est récemment retiré de la course à la chefferie, avait été un des premiers à tirer la sonnette d’alarme en affirmant que M. Péladeau représentait un danger pour l’avenir du PQ. «Si des gens ne voient pas aujourd'hui la bombe à retardement que c'est pour le PQ, pour sa capacité de reprendre le pouvoir, je serais le seul à le dire que je continuerai de le répéter», avait déclaré M. Lisée l’automne dernier.

Le statut particulier du député de Saint-Jérôme a même amené les députés de l’Assemblée nationale à adopter une motion visant à interdire à un élu de détenir une majorité d’actions au sein d’une entreprise de presse. Adoptée en octobre dernier, cette motion n’est toutefois que symbolique.

Formule Rand

En 2010, le baron de la presse avait dénoncé un déséquilibre en faveur des forces syndicales au Québec. Il avait même remis en question la formule Rand, la cotisation obligatoire pour les employés syndiqués.

Une position qu'il ne défend plus maintenant qu'il n'est plus président-directeur général de Québecor.  «PDG et actionnaire ce n'est pas du tout la même chose», a-t-il expliqué mercredi.

- Avec la collaboration de Louis Gagné, Agence QMI.