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Plainte d'agression sexuelle : Longueuil demande une enquête indépendante

carole thomas
Photo marie-ève dumont

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LONGUEUIL – La mairesse de Longueuil Caroline St-Hilaire demande à Québec de mandater un enquêteur indépendant pour faire la lumière sur le traitement des plaintes reçues au Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL).

Cette sortie de la mairesse St-Hilaire est étroitement liée à une plainte formulée par Carole Thomas, victime d’une agression sexuelle peu de temps avant le meurtre d’une autre résidente de Longueuil, selon ce qu’a pu apprendre TVA Nouvelles.

Les policiers auraient tardé à traiter la plainte de Mme Thomas. L’histoire suscite beaucoup de questions, d’autant que cette agression est survenue non seulement dans les jours précédant le meurtre Jenique Dalcourt, mais aussi dans le même secteur.

Le 21 octobre dernier, le corps inanimé de Jenique Dalcourt a été abandonné sur une piste cyclable de Longueuil, en fin de soirée. La jeune femme est morte des suites de ses blessures. Jusqu’à présent, aucun suspect n'a été accusé en lien avec cette affaire.

Le 20 octobre, Carole Thomas, âgée dans la quarantaine, affirme avoir été battue et violée au même endroit. Elle a porté plainte à la police dès le lendemain.

La trousse médico-légale contenant des échantillons d'ADN qu'elle a remis à ce moment n'a toutefois été envoyée, pour fins d'analyse, que quelques mois plus tard.

«Normalement, de façon systématique, on essaie de l'envoyer le plus vite possible», reconnaît Nancy Colagiacomo, directrice des communications du Service de police de la Ville de Longueuil. Mais dans certains dossiers, «il peut arriver qu'on retienne certains éléments et qu'on la soumette selon la progression de l'enquête».

Mme Colagiacomo assure qu'aucune preuve n'a été «contaminée». Par ailleurs, elle ajoute que les enquêteurs au dossier ont comparé les deux cas et en sont venus à la conclusion qu'il n'y avait «aucun lien à faire» au départ et qu'il s'agissait de «deux dossiers indépendants».

«S'il y a des choses qu'on peut corriger ou qui auraient pu être faites autrement, c'est sûr et certain qu'on va regarder tout ça», poursuit-elle.